Accueil » Sports-Loisirs » Un cross pour lancer officiellement les activités de la santé de la reproduction et planning familial dans les FAN

Un cross pour lancer officiellement les activités de la santé de la reproduction et planning familial dans les FAN

Le Service de santé des Armées a procédé lundi, en partenariat avec le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), au lancement des activités de la santé de la reproduction et planning familial dans les Forces armées nationales. Un cross populaire suivi d’une séance aérobic ont ponctué la cérémonie de lancement à la Place de la Nation.

Le cross a été suivi dune séance d’aérobic

Il était 5h45 quand les éléments de l’armée de Terre, de l’Air, de la Gendarmerie nationale et la Brigade nationale des sapeurs-pompiers en compagnie des représentants de l’UNFPA ont battu le pavé de la Place de la Nation en passant par le Rond-point du 2-Octobre, le Rond-point de la Bataille du rail pour revenir à la Place de la Nation. Un cross qui a été suivi d’une séance d’aérobic qui a permis aux marcheurs de bien s’étirer et de relâcher.

Cette activité s’inscrit dans le cadre du partenariat entre le Fonds des Nations unies pour le développement et le Service de santé des Armées pour l’intégration de la santé de la reproduction et le planning familial dans l’offre de services des formations sanitaires.

Ainsi que l’explique le Dr Seydou Belemviré, spécialiste de santé au Programme santé de la reproduction au Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), “nous avons un mandat qui consiste, entre autres, à l’offre de service de santé sexuelle et de la reproduction aux femmes et aux jeunes, nous avons aussi un programme de prévention contre les violences basées sur le genre ».

Mais, soutient-il, au service de santé des FAN qui a un certain nombre de points de prestation de services de santé, « nous avons fait le constat que le paquet qui consiste à l’offre de service de santé sexuelle de la reproduction, notamment les services de planification familiale n’était pas suffisante ».

Dr Seydou Belemvire et le directeur central du Service de santé des Armées, le colonel-major Hamado Kafando (4e et 5e à partir de la gauche), entourés par d’autres  »athlètes »

Pourtant, souligne Dr Belemviré, les centres du Service de santé des Armées sont très fréquentés par des hommes, des femmes et des jeunes qui sont souvent dans le besoin pour ce type de service.

Il y a également que les troupes burkinabè en partance pour le mandat des Nations unies n’ignorent pas que les violences basées sur le genre sont quelque chose de pratiquement interdit par les Nations unies. « Voilà pourquoi nous avons jugé bon de préparer ces troupes, afin qu’ils puissent savoir à quoi s’en tenir quand ils seront hors du pays de sorte à ce que le mandat puisse être rempli et que le pays soit de plus en plus honoré », a-t-il noté.

L’UNFPA a vu en cela une opportunité à saisir pour greffer ces services de sorte à ce qu’ils soient bénéfiques non seulement pour les populations qui fréquentent les centres, mais également pour les FDS. « C’est ce qui nous a véritablement motivé à nouer ce partenariat pour combler ce gap et faire en sorte que les services dont nous faisons la promotion puissent être disponibles et utilisés par ceux qui fréquentent ces centres de santé », a dit Seydou Belemviré.

Le médecin colonel-major Kafando et Dr Bélemviré au premier plan

Pour sa part, le directeur central du Service de santé des Armées, médecin colonel-major Hamado Kafando, est convaincu que ce partenariat va permettre d’une part d’améliorer cette santé sexuelle et également la reproduction et la planification familiale qui est importante.

A son avis, les effectifs sont énormes et la population très active et jeune. « Il y a de plus en plus des effectifs féminins au sein du ministère de la Défense. Nous sommes souvent projetés à l’extérieur et dans ces projections, ce sont des personnels également masculin et féminin qui doivent apprendre à cohabiter ».

Il faut noter que ce projet de l’UNFPA a abouti après cinq ans de réflexion. Maintenant que c’est une réalité, foi de Seydou Belemviré, « il faut travailler à ce que ce soit effectif par là où ça commencé, également faire en sorte que ça puisse s’étendre au niveau des autres FDS ».

A ce propos, il a annoncé que sa structure a entamé des discussions avec les services de police et l’armée. « Nous pensons que prochainement on pourrait voir intégrer ce partenariat de la police et faire en sorte que toutes les couches soient couvertes par ce type d’intervention », a-t-il souhaité.

Madina Belemviré

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *