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Découvertes macabres chez François Compaoré: «Une enquête est ouverte», confirme le ministre Filiga Michel Sawadogo

Les députés de la Transition ont échangé, le vendredi 17 avril 2015 à Ouagadougou, avec des membres du gouvernement sur des sujets d’intérêt national. C’était au cours d’une séance plénière dirigée par le président du Conseil national de la Transition (CNT), Chériff Moumina Sy.

Le ministre Denise Auguste Barry a été auditionné par les députés sur la place des chefferies coutumières en politique
Le ministre Denise Auguste Barry a été auditionné par les députés sur la place des chefferies coutumières en politique

La série des auditions du gouvernement se poursuit au Conseil national de la Transition (CNT). Le 17 avril dernier, les échanges déroulés en séance plénière entre les députés et des représentants de l’exécutif se sont focalisés sur trois questions orales et deux autres d’actualité. Les réponses à ces questions ont été apportées, au nom de l’exécutif, par le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité (MATDS), Auguste Denise Barry, et son collègue des Enseignements secondaire et supérieur, Filiga Michel Sawadogo.

Le ministre Michel Filgha représentant le ministre de la justice
Le ministre Michel Filgha représentant le ministre de la justice

Ce dernier a confirmé qu’une enquête est «ouverte sur les découvertes macabres au domicile de François Compaoré. C’est dans le cadre de cette enquête que les officiers de police judiciaire se sont transporté audit domicile le 2 avril 2015 pour effectuer toute constatation utile» a déclaré Filiga Michel Sawadogo, en réponse à une question posée au ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique, qu’il a représenté.
Cette question, posée par le député Wilfried Zoundi, a permis au ministre de se prononcer sur l’état d’évolution des grands dossiers comme ceux liés à l’assassinat du journaliste Norbert Zongo et à celui de l’ancien président Thomas Sankara. Des instructions ont été données, a-t-il dévoilé, au procureur général, en vue de faire le point sur l’état d’évolution des dossiers en instance, notamment les crimes de délit sur les personnes et les biens commis lors de l’insurrection populaire, les découvertes macabres au domicile de François Compaoré et à la réouverture du dossier Norbert Zongo.
Dans l’affaire Boukary Dabo, une procédure contre X ouverte sur plainte avec constitution de parties civiles a permis d’entendre, selon le ministre Sawadogo, 7 témoins et de procéder à des inculpations.
Concernant l’affaire Flavien Nébié, 30 témoins ont été entendus et une instruction a abouti à l’inculpation, les 29 et 30 septembre 2014, de deux éléments des forces de l’ordre.

Le vice-président du CNT lors de la séance plénière
Le vice-président du CNT lors de la séance plénière

Dans le cadre du dossier Salifou Nébié, des auditions ont été faites et le juge d’instruction a fait un transport judiciaire pour visionner les caméras de surveillance, mais il n’y a pas eu d’inculpations pour le moment. Toutefois, l’instruction suit, a assuré Filiga Michel Sawadogo, son cours au Tribunal de grande instance. Par ailleurs, les deux dossiers relatifs au dossier Mariam Sankara et fils contre ministère public et contre X ont été reconstitués et mis à la disposition de la justice militaire pour la suite de la procédure.

Ousmane Guiro sera bel et bien jugé
Au sujet des crimes économiques, l’affaire ministère public contre Ousmane Guiro a connu, selon Filiga Michel Sawadogo, une avancée significative car le pourvoir en cassation introduit devant la Cour de cassation a été déclaré irrecevable. Mais le dossier est en état d’être jugé, il est programmé pour la première session de la chambre criminelle de Ouagadougou prévu en mai 2015.
Sur les responsabilités par rapport aux atteintes aux droits fondamentaux observées le 30 octobre 2014, le représentant du ministre en charge de la Justice a affirmé que les parquets des tribunaux de Grande instance de Ouagadougou et de Ouahigouya ont procédé à l’ouverture d’enquêtes sur les circonstances des morts enregistrées lors de l’insurrection populaire soit sur la base de plaintes enregistrées, soit pour donner suite au rapport du comité ad hoc. Ces enquêtes déjà effectuées constituent la première étape de la procédure pénale et visent, a rappelé le MESS, à constater les infractions à la loi pénale, à rassembler les preuves et à rechercher les auteurs pour les juger.
«C’est donc à l’issue de ces procédures que les responsabilités sur ces morts pourront être situées et les auteurs des tirs sur les manifestants identifiés et poursuivis. A l’heure où je vous parle, cinq procès-verbaux d’enquête relativement aux décès enregistrés lors des évènements des 30 et 31 octobre 2014 ont été reçus à Ouagadougou. A Ouahigouya aussi, les enquêtes sont terminées. Les procureurs du Faso de ces deux juridictions sont en train de prendre les dispositions nécessaires pour saisir les juges d’instruction» a expliqué Filiga Michel Sawadogo.
Mais qu’en est-il du statut des chefs coutumiers et traditionnels? La question de leur statut est-elle inscrite parmi les réformes envisagées par le gouvernement au cours de cette transition? N’est-il pas opportun que le ministère en charge de l’Administration territoriale initie une journée de réflexion sur la questio? A ces préoccupations du député David Moyenga, Auguste Denise Barry a indiqué que les initiatives sont en cours pour se pencher sur la question en vue de trouver des solutions appropriées.
Madina Belemviré

Un commentaire

  1. Excusez moi mais que peut on trouver encore chez François? On a laissé détruire les preuves par cette marée humaine. On aurait dû sécuriser les lieux dès le debut

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