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Défense: les Forces armées nationales présentent leurs doléances à Roch Kaboré

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a rencontré les hauts cadres des Forces armées nationales ce jeudi 04 février au ministère de la Défense nationale et des Anciens combattants. Les cadres de l’armée ont, à cette occasion, montré leurs préoccupations urgentes pour la sécurisation du territoire national.

Nous avons eu un très bel échange et cela m'a permis de prendre des mesures concernant l'organisation du ministère
Nous avons eu un très bel échange et cela m’a permis de prendre des mesures concernant l’organisation du ministère

Chef de l’Etat, également ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, Roch Kaboré, a rencontré les hauts cadres de l’armée ce jeudi 04 février à Ouagadougou. En tant que ministre de tutelle, il est nécessaire qu’il les rencontre pour les féliciter du travail accompli quotidiennement pour la sécurisation du territoire national et des populations. Lors des échanges, les Forces armées nationales lui ont présenté leurs préoccupations.
C’est ce que le président du Faso a souligné à la fin de la rencontre. Ce fut un très bel échange qui lui a permis de prendre les mesures de l’organisation au sein des forces de défense et de sécurité. Il a ajouté que cela lui a également permis de donner des orientations dans la réflexion sur la réforme en cours.
M. Kaboré a, en outre, confié que le programme qu’il a élaboré a été très clair: «Nous avons besoin d’une armée républicaine, d’une armée apolitique et d’une armée opérationnelle, c’est-à-dire qui est dotée de moyens pour assurer la sécurité du territoire et des Burkinabè».
L’axe central de la réflexion ne peut sortir de ce cadre et il était important de tenir compte des aspects intergénérationnels sur le plan de la réforme de l’armée. «Il est important que ces aspects soient pris en compte dans la réflexion parce que des mesures ont été prises dans le sens de l’amélioration des conditions des militaires à savoir la prolongation des âges de la retraite» a-t-il insisté.

Le chef suprême des Armées salue la hiérarchie
Le chef suprême des Armées salue la hiérarchie

M. Kaboré a souhaité que les discussions dans les commissions soient franches afin de trouver la formule la plus optimale pour l’armée. Pour ce faire, il faut que les vérités soient dites afin de proposer des solutions que l’Etat de pouvoir apporter l’accompagnement nécessaire.
Le président du Faso a souligné qu’il était important de mettre une loi programmatique pour l’armée sur 5 ans qui permettra de voir les problèmes d’équipement, de matériels roulants, de matériels militaires, etc. Il a encouragé les Forces armées nationales à poursuivre dans ce sens et surtout dans la vigilance. La population est également sollicitée parce que c’est un travail aussi bien de militaires que pour le peuple burkinabè. «On ne dira pas que nous sommes à 100% couverts parce que cela n’existe pas en matière de sécurité, même dans les pays les plus développés. En ce qui concerne le ministère de la Défense et l’état-major des armées, des instructions sont données quotidiennement aussi bien pour la sécurisation au plan local que sur la sécurisation des différentes frontières» a-t-il conclu.
Le général Pingrénooma Zagré, Chef d’état-major général des Armées, a, pour sa part, déclaré que ce fut l’occasion pour eux de rendre compte au président du Faso des travaux d’étapes de la commission chargée de la réforme des Forces armées nationales et de lui exposer leurs préoccupations qu’il estime très urgentes.

Photo de famille des forces armées nationales en compagnie du président du Faso
Photo de famille des forces armées nationales en compagnie du président du Faso

Le général Zagré a expliqué que ces urgences sont relatives au matériel dans la mesure où dans la lutte contre le terrorisme, il est important d’avoir un dispositif de renseignement efficace. Il a suggéré de concevoir une meilleure organisation des ressources humaines afin de parvenir à une formation qui tient compte des défis du moment. Dans le contexte actuel, les hommes doivent disposer d’équipements et de matériel pour être mieux protégés et faire face aux menaces terroristes. «La situation, à ce jour, est sous contrôle et les Forces armées nationales sont engagées dans les frontières pour prévenir toutes sortes d’infiltrations qui pourraient porter atteinte à la sécurité du territoire» a-t-il conclu.
Aoua Ouédraogo, stagiaire

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