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Défis sécuritaires au Burkina: le Service de santé des Armées veut apporter sa contribution

Le Service de santé des Armées tient du 13 au 14 décembre 2018, son deuxième congrès scientifique qui va regrouper les personnels du Service de santé des Armées du Burkina Faso, du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Maroc, du Niger, du Togo et du Sénégal. Placée sous la présidence du ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, la cérémonie d’ouverture a eu lieu le jeudi 13 décembre.

Le ministre Bouda a présidé la cérémonie d’ouverture du 2e congrès scientifique du service de santé des Armées…

Deux ans après le succès du premier congrès scientifique tenu les 13 et 14 décembre 2016 à Ouagadougou, le Service de santé des armées a tenu son pari selon son directeur, le colonel-major Hamado Kafando. En témoigne la tenue de ce deuxième congrès qui s’inscrit selon lui dans la dynamique de pérennisation de cette activité qui se veut être une vitrine d’échanges et de partage d’expérience. Le choix des thèmes, le « Service de santé des Armées face aux défis sécuritaires », et « La question des maladies chroniques » pour ce deuxième congrès répond aux préoccupations actuelles selon lui.

…qui a regroupé les personnels du service de santé des Armées de plusieurs pays

Il en veut pour preuve la question sécuritaire qui est actuellement au centre des préoccupations de développement. Choisir donc un tel thème est donc pour le Service de santé des Armées, selon le colonel-major Kafando, »l’expression de notre préoccupation constante sur l’organisation de notre soutien sanitaire au profit des unités sur le théâtre d’une part et la nature de nos actions civil-militaire d’autre part ».

Le deuxième thème « La question des maladies chroniques », même s’il n’est pas spécifique aux Armées, demeure pour le directeur central du Service de santé des Armées une préoccupation, car pouvant entraver l’opérationnalité des unités. La preuve, avance-t-il, des affections chroniques telles que l’hypertension artérielle, le diabète, les hépatites virales, les infections à HIV, peuvent être sources d’indisponibilité du personnel.

Un point de vue partagé par le ministre de la Défense, Jean Claude Bouda, qui a apprécié à sa juste valeur le choix des deux thèmes pour ce 2ème congrès.

Photo de famille

Pour lui, le contexte sécuritaire actuel impose des adaptations et des réajustements constants en fonction de la menace. Dans un environnement complexe de la lutte contre le terrorisme, le rôle du Service de santé des Armées est primordial car il va consister à maintenir le potentiel humain des unités combattantes avant, pendant et après les opérations, assurer la prise en charge des blessés sur le théâtre des opérations et à l’arrière depuis les extrêmes urgences jusqu’à la réinsertion professionnelle. Au regard des menaces multiformes, Jean Claude Bouda pense que seule une anticipation à travers une réelle appréhension de cet environnement particulier peut permettre une efficience dans leurs actions.

En plus de cela, consacré un deuxième thème aux maladies chroniques constitue également un sujet d’actualité, car dit-il, certaines d’entre elles constituent de véritables problèmes de santé publique et des freins au développement.

Conscient de l’importance de ces deux thèmes, le ministre Bouda a exhorté les participants à donner le meilleur d’eux-mêmes par une participation active aux plénières.

Madina Belemvire

 

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