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Démocratie en Afrique: quels sont les bons et les mauvais exemples?

La démission du président algérien Abdelaziz Bouteflika a été accueillie comme un ouf de soulagement non seulement par le peuple algérien mais aussi par la communauté internationale. Qui l’aurait cru il y a peu de temps ? L’entêtement de Bouteflika à briguer un 5ème mandat a rencontré un refus catégorique du peuple algérien. L’Algérie inscrit son nom parmi les pays qui ont refusé la dictature.

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika démissionne avant l’expiration de son mandat

Au titre des pays que l’on peut qualifier de bons exemples de refus de la dictature et pour la promotion de la démocratie, il faut citer le Burkina Faso qui, en 2014, a chassé du pouvoir Blaise Compaoré qui a tenté un passage en force pour se porter candidat à l’élection présidentielle après 27 ans de règne. Avant le Burkina, les cas tunisien et égyptien méritent une attention.

Les citoyens de ces pays ont, au bout de plusieurs jours de manifestations, fait plier les dictateurs.

Au Bénin, après avoir nourri l’espoir d’un troisième mandat, Yayi Boni s’est finalement réservé de tripatouiller la Constitution pour se représenter. L’élection de Patrice Talon fait la fierté de ce pays.

En 2018, au Zimbabwe, le vieux Robert Mugabe a été contrait de lâcher le pouvoir en pleine proclamation des résultats de l’élection présidentielle. Toujours en 2018, le président Jacob Zuma a été contraint à la démission de la présidence en Afrique du Sud, suite aux scandales à répétitions révélés.

2018 a été celle de la démocratie en Afrique puisqu’en République démocratique du Congo, le président Joseph Kabila, après avoir repoussé d’un an la date de la tenue des élections, a été contraint de l’organiser en 2018. Sentant la grogne monter contre sa candidature, il a permis à Félix Tshisekedi de remporter la présidentielle. Tshisekedi n’était pas attendu à ce poste, puisqu’il n’a pas été le choix des électeurs congolais. Mais l’essentiel était de remplacer Kabila, la première alternance démocratique dans ce pays.

C’est sûrement ces exemples qui ont inspiré Mahamadou Issoufou du Niger qui n’a pas cédé à la tentation d’un troisième mandat. Son parti politique vient de désigner, en fin mars 2019, un candidat, Mohamed Bazoum, à l’élection présidentielle prochaine.

A côté de ces bons exemples, des pays sont classés dans la catégorie des risques maximum. C’est le cas de la Côte d’Ivoire où le président Alassane Ouattara a affirmé qu’il se pourrait qu’il se présente à l’élection présidentielle de 2020 parce que la nouvelle constitution le lui permet. Alassane Ouattara a déjà 02 mandats successifs à son actif.

Le Guinéen Alpha Condé ne cache pas non plus sa volonté de tripatouiller la Constitution de son pays pour se présenter pour un troisième mandat successif.

Outre ces pays à risques, il y a le box des mauvais exemples. Le premier de ces pays est le Cameroun où le président Paul Biya a été réélu en 2018, prolongeant ainsi sa longévité au pouvoir.

Dans la poule des très mauvais exemples se retrouvent le Gabon et le Togo. Dans ces pays, le pouvoir a été transmis de père en fils, comme dans une monarchie.

On garde l’espoir que les cas burkinabè, algérien, zimbabwéen, nigérien inspireraient la Côte d’Ivoire, la Guinée et surtout le Togo et le Gabon vers une alternance démocratique.

A T

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