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La dépravation sexuelle de Hollywood: quand les politiques s’en mêlent pour se briser les carrières

Ce n’est pas une affaire mineure. Hollywood, l’un des principaux fiefs du pouvoir aux USA, avec ses mœurs érotiques souterraines, a subi ces derniers temps, un assaut simultané de la presse américaine. Les principaux magnats d’Hollywood sont en train de tomber avec de grandes personnalités politiques. Cette affaire est profondément destructrice, parce que le coup de projecteur sur le sexo-psychopathe Israélo-US Harvey Weinstein, révèle aussi ses connexions crapuleuses au niveau financier et politique.

Dans ce scandale sexuel, tout lien avec les mis en cause sont exploités à bon escient pour déstabiliser. Ici la famille Clinton et Westsein

La dépravation sexuelle de Hollywood, exposée depuis plus de cinquante ans et liée aux mafias du pouvoir, n’est pas une nouveauté. Elle pratique désormais sa délocalisation, dans la mesure où elle est indissociable du monde financier (les investissements cinématographiques), du divertissement et de l’information, autant que du domaine politique.

Déjà en 1959, le cinéaste maudit et écrivain controversé Kenneth Anger avait publié Hollywood Babylone, étalant les secrets les plus sordides de ce milieu, au point d’être interdit aux USA. Le livre avait alors été déterritorialisé, et publié en France.

Vingt-cinq ans plus tard, le même Kenneth Anger publiait Hollywood Babylone II, qui couvrait la période des années 1920 jusqu’aux années 1970. Il essaya ensuite de publier un Hollywood Babylone III, avec une vaste enquête sur les dépravations de Tom Cruise et de l’Eglise de scientologie. Mais il semble avoir été retenu par la peur d’être assassiné.

Tout compte fait, la légende paléo-biblique de Sodome et Gomorrhe ressemble à un conte de fées, par comparaison avec le puant empire hollywoodien dont Harvey Weinstein est en train, bien malgré lui, de soulever le voile.

Le Parti démocrate en pâti beaucoup car Harvey Weinstein avait brillé lors des campagnes des deux Clinton et de Barak Obama. Il avait récolté des fonds énormes pour les démocrates

Quand les politiques s’en mêlent pour se donner des coups

Cette affaire sent de la revanche politique sur les démocrates et sur les têtes d’affiches de l’industrie du cinéma car le président Donald Trump avait promis de nettoyer les écuries à Hollywood. Les révélations sur les comportements sexuels de l’un des gourous d’Hollywood seraient d’ailleurs à l’initiative de Trump ou simplement avec son appui. L’objectif étant de faire tomber les puritains du Parti démocrate.

Pour également faire mal à la famille de Barak Obama, la bourse alimentaire accordée à Malia fille d’Obama par Weinstein est mise en exergue

Ce méga scandale sexuel concernant le légendaire producteur de cinéma, portant sur 64 femmes violées ou harcelées en un demi-siècle, serait donc fort plaisant pour Trump, qui avait failli perdre l’investiture du Parti républicain puritain, pour sa main baladeuse avec des dames; et il fait grand tort au Parti démocrate dont Hollywood est une sorte de bois sacré; cela salit à la fois les Clinton (Bill, Hillary et leur fille Chelsea) et le couple Obama.

Le scandale serait selon les analystes politiques une divine revanche pour Trump si durement attaqué par Hollywood. Le règlement de comptes entre politiques américains est d’autant plus vrai que Harvey Weinstein avait brillé lors des campagnes des deux Clinton et de Barak Obama, et récolté des fonds énormes pour le Parti démocrate.

D’ailleurs, selon les données sur le financement des campagnes électorales, la télévision avec l’industrie du cinéma et de la musique avaient contribué à hauteur de 81% au financement du Parti démocrate. Selon mêmes statistiques, en 2016 la même industrie du divertissement avait versé 23,6 millions de dollars à Hillary Clinton.

Tout ceci est la preuve que les hommes politiques ne se font pas de cadeau sur le terrain de la compétition et de l’émulation: les plus forts mangent les plus faibles, comme dans la loi de la jungle. Toutes les opportunités sont à titre saisies pour crucifier tous ceux qui se seraient rendus coupables d’actes ou de comportements scandaleux. Ainsi ne fait pas la politique qui veut, mais qui peut. Ce n’est pas l’arène des enfants de cœurs et des pleurnichards, mais des caïds.

Théophile MONE

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