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Dépression: 1037 cas de consultations externes en 2015

Depuis 2012, le Burkina Faso célèbre conjointement chaque 6 juillet, les Journées mondiales de la santé, de lutte contre le paludisme et la tuberculose considérés comme prioritaires et préoccupants par l’OMS. Cette année, c’est sous les thèmes «La dépression, parlons-en»; «En finir définitivement avec le paludisme»; «S’unir pour mettre fin à la tuberculose», que le ministère de la Santé a décidé de commémorer conjointement ces journées.

Présidium lors de la célébration des journées mondiales de la santé
Présidium lors de la célébration conjointe des Journées mondiales de la santé au Burkina

La dépression est une maladie qui se manifeste généralement par une perte d’énergie, une modification de l’appétit, des insomnies ou une hypersomnie, des difficultés de concentration, des pensées autour du suicide…

Les mauvaises habitudes de vie, les conditions de vie, la perte d’un proche, le divorce, sont entre autres les raisons qui expliquent selon le ministre de la Santé, Nicolas Méda, les causes de cette maladie.

En 2009 une étude du CHU YO estimait «la prévalence» de la dépression à 4,1%. 1037 cas de dépression ont été vus en consultations externes dans les centres médicaux et les hôpitaux selon l’annuaire statistique 2015 du ministère de la Santé. Aussi, une étude conduite par l’OMS montre que les troubles générés par la dépression et l’anxiété représentent à eux seuls une perte économique qui dépasse 1000 milliards de dollars US par an dans le monde.

Pour ce qui est du paludisme, c’est une maladie infectieuse causé par un parasite propagé par la piqûre de certaines espèces de moustiques anophèles. Selon l’annuaire statistique du ministère de la Santé, en 2016, 43,38% des consultations, 44,63% des hospitalisations dans les formations sanitaires et 21,84% des décès sont dus au paludisme.

Maladie infectieuse, contagieuse à transmission interhumaine, la tuberculose quant à elle este toujours une préoccupation majeure au Burkina de par sa gravité et son ampleur. En 2016, 5671 nouveaux cas de rechutes ont été détectés au Burkina Faso sur 9000 cas selon l’OMS.

A travers donc la commémoration conjointe, le ministère de la Santé veut interpeller les gouvernants, les organisations de la société civile, les partenaires au développement et les populations sur leur responsabilité et les efforts à consentir pour réduire le fardeau lié à ces trois maladies. Il s’agit également de sensibiliser les populations afin qu’elles adoptent des attitudes et des comportements favorables à leur prévention.

Pour le cas du paludisme, le ministre de la Santé est convaincu que le Burkina est capable de l’éliminer. Mais pour y arriver, il a souligné la nécessité pour les populations de dormir sous une moustiquaire, de fréquenter les formations sanitaires surtout les femmes enceintes, la nécessité pour les enfants d’avoir une prophylaxie du paludisme saisonnier et surtout l’importance pour les maires de commune d’éradiquer les moustiques dans notre environnement de vie à travers la pulvérisation inter-domiciliaire. En plus de ces mesures, le ministre Méda a informé que le Burkina aura bientôt un vaccin pour améliorer l’arsenal de l’élimination du paludisme. «Avec l’ensemble de ces outils, nous sommes capables d’éliminer le paludisme, il suffit d’agir», a-t-il soutenu.

Madina Belemviré

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