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Députés de la 7e législature: des sacrifices constants qui font honneur à leur mandat

Un député est un élu qui, à l’Assemblée nationale, participe au travail législatif et au travail de contrôle du gouvernement. Ainsi, dans notre contexte burkinabè, s’il initie et vote des lois qui épousent les aspirations du peuple assoiffé de justice et de paix et confronté à la misère et à l’analphabétisme, il aura répondu, en grande partie, aux attentes des électeurs.

Pourtant, les députés de la 7ème législature vont souvent au-delà du rôle qui est le leur: non seulement ils votent les lois, demandent des comptes à l’exécutif (à travers les questions orales ou écrites), mais ils consentent aussi des sacrifices comme ceux relatifs à leurs émoluments et leur récente contribution d’un million de F CFA par député, dédiée à la lutte contre le terrorisme.

Il faut reconnaître les sacrifices que consentent les députés de la 7ème législature

En janvier 2016, lors de leur séance plénière, les députés de l’Assemblée nationale avait procédé à un rabattement de leur salaire de base. Ainsi, sous cette 7e législature, un député touche comme salaire de base la somme de 960.387 F CFA. Un «sacrifice» qui représente 19% du salaire de base des députés des législatures précédentes. Pas les  »transitaires », ceux du Conseil national de la transition (CNT) qui touchaient officiellement un peu plus de 800.000 F CFA, mais ceux des législatures normales avant la Transition. Chacun d’eux avait, 1.200.000 F CFA mensuellement.

Ce premier sacrifice a été banalisé parce que les uns trouvaient toujours les émoluments élevés. Mais il est à la fois significatif et exemplaire, au regard des contraintes des élus du peuple, toujours sollicités par les nombreux électeurs. En outre, le mérite de l’Assemblée nationale est d’avoir été claire sur ce que les élus gagnent. Mieux, depuis cette prise de décision, les députés paient l’Impôt unique sur le traitement de salaire (IUTS). C’est dire que le slogan du président Michel Kafando: «plus rien ne sera comme avant», avait bel et bien commencé à l’hémicycle.

L’on se souvient également que le 28 mars 2016, lors une séance plénière consacrée essentiellement aux questions orales adressées au gouvernement, Simon Compaoré, alors ministre de la Sécurité, en répondant à l’une d’entre elles relative à la lutte contre le terrorisme dans notre pays posée par Alpha Ousmane, un élu du Sahel burkinabè, en avait profité pour lancer un défi aux membres du parlement, à savoir «un député, un million de francs CFA». «En plus de vos prières, je voudrais vous lancer un défi, celui de: un député, un million de francs CFA. Les ministres vont également faire ainsi pour appuyer l’Etat central pour ceux-là qui sont au front. J’espère que vous allez relever ce défi avec brio et que demain le peuple burkinabè vous en sera gré de ce que vous aurez apporté comme contribution à ce niveau», avait conclu Simon Compaoré.

Si ce défi n’avait pas eu d’écho favorable auprès des élus du peuple, parce qu’il avait surpris plus d’un, eh bien, deux ans plus tard et de manière libre et volontaire, les honorables députés, 127 au total, ont décidé de contribuer, chacun à hauteur d’un million de francs F CFA pour soutenir les Forces de défense et de sécurité.

Quand on sait que la lutte contre le terrorisme nécessite entre autres des moyens financiers et matériels colossaux, ce sacrifice des députés tombent à point nommé. Il constitue un exemple hautement symbolique et interpelle chaque Burkinabè à faire de même. L’appel à contribution également lancé par l’opposition politique viendra renforcer cet acte concret des représentants du peuple dont «les contributions seront mobilisées d’ici la fin de l’année et remisent à qui de droit», selon le président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé.

De toute les façons, dans la guerre imposée au Burkina par les ennemis de la paix, nous n’avons pas d’autres choix que d’unir nos énergies et nos moyens humains et matériels pour les combattre jusqu’au bout. L’unité nationale fait partie intégrante de cette stratégie, au même titre que le renforcement des dispositifs de lutte.

En attendant, bravo à nos honorables députés qui font honneur à leur mandat et à tout le peuple burkinabè.

Théophile MONE

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