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Des accords dans des chemises ordinaires…

Les rideaux ont été baissés ce mardi sur le 6ème TAC, le Traité d’amitié et de coopération entre la Côte d’Ivoire et le Burkina. Ce fut un sommet qui a signé beaucoup d’accords, chose normale mais, comme d’habitude, entre ce qui est signé et ce qui va se réaliser, il y a toujours un grand fossé sous les tropiques. De 25 projets concoctés par les experts et approuvés par le Conseil des ministres conjoint, les chefs d’Etat ont finalement retenu 11 bilatéraux et 7 tri-latéraux, principalement avec Sitarail.

Les accords de Sitarail n'ont pas bénéficié de la même attention...
Les accords de Sitarail n’ont pas bénéficié de la même attention…

Le hic est qu’on aura remarqué que les accords avec le groupe Bolloré n’ont visiblement pas eu la même attention en termes marketing que ceux entre les 2 Etats. Pour les Etats, le document était une sorte d’album bien confectionné avec une page couverture qui montre les emblèmes et armoiries des 2 pays. Mais les accords avec Sitarail ou le groupe Bolloré étaient emballés dans des chemises roses ordinaires comme celles que les travailleurs utilisent pour les demandes de congés, de permissions.

Doit-on y voir que ces accords ont moins d’importance que ceux entre le Faso et la Côte d’Ivoire? Il aurait suffi d’un petit vent des brasseurs d’air de la salle de conférences pour voir les feuilles s’envoler et les signataires se mettre à leur poursuite.

On aurait pu harmoniser la présentation des documents des accords en donnant aux bilatéraux et tri-latéraux les mêmes jolis parapheurs. Les accords sur le développement du chemin de fer ne sont pas moins importants que les autres…

On a remarqué qu’il y avait aussi deux stylos déposés sur les tables dressées pour les signatures. Certains ministres les ont utilisés, d’autres ont sorti les leurs de leurs poches. Soit! On ne trouverait pas à redire si, comme le ministre des Transports, Souleymane Soulama, publiciste de profession donc croulant sous le poids des gadgets, le stylo sorti semblait tenir son rang! Par contre, le ministre de la Défense a ignoré le stylo déposé sur la table pour fouiller dans le fond de la poche de son FDF et sortir un… ‘’Bic’’. Heureusement que les éléments du GSPR ne tirent pas plus vite que leurs ombres, sinon, tout ministre de la Défense qu’il est, il aurait pu se faire… faire car le mouvement de ‘’décapuchonnage’’ de son stylo ressemblait à celui d’un Samouraï qui sort une épée de son étui!…

L’Impertinent

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