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Détective privé: ce métier si méconnu, mais dont le Burkina a besoin

Le métier de détective privé est méconnu du grand public burkinabè. Peut-être parce la fonction n’est pas encore réglementée dans notre pays. Les autorisations y relatives sont donc très rares. Ceux qui l’exercent sont pour la plupart des étrangers surtout qu’il n’existe pas dans les pays africains une école qui forme les détectives privés.

La première qualité d’un détective prive est la discrétion

Pourtant, auxiliaires de police dont la mission principale est d’enquêter pour le compte de leurs clients, mais aussi de les informer et de les assister, le Burkina pourrait avoir sérieusement besoin des services des détectives privés.

Il s’agit d’ailleurs de personnes qui peuvent déceler des pratiques, de concurrence déloyale, d’abus de confiance, d’escroquerie ou encore d’espionnage industriel. Elles sont donc importante dans notre société en mutation.

Si auparavant les détectives privés étaient principalement spécialisés dans les affaires de mœurs (recherche de personnes disparues, d’adultères…), leur champ d’action s’est diversifié et ils peuvent aujourd’hui agir dans le domaine des affaires.

Les qualités d’un bon détective

Afin d’être un bon détective privé, il faut posséder certaines qualités dont la persévérance et l’endurance. Les enquêtes peuvent prendre du temps et l’on peut manquer d’informations. Il ne faut pas pour autant se décourager mais continuer afin de trouver les informations demandées par le client. Le détective doit inspirer la confiance tant à l’égard du client qu’à l’égard de ceux auprès de qui il désire avoir des informations.

Mais s’il n’y avait qu’une qualité à retenir d’un détective privé, ce serait la discrétion. Une vertu qui lui permet d’avoir un courant de sympathie de ses clients.

La patience entre également en compte pour être un bon détective.

Enfin, il ne faut pas avoir peur de travailler. Le détective peut être amené à travailler de jour comme de nuit, aussi bien les dimanches que les jours fériés.

A la base, pour être détective, il faut peu de matériel. Un bon niveau, au moins le BAC, un ordinateur avec connexion internet, un téléphone, et une cervelle en ordre de marche. Les gadgets sont rarement utiles. Il faut être disponible, audacieux et avoir de la ruse.

A la fin de ses missions, le détective établit un compte-rendu détaillé à l’attention de son client. Les documents ainsi réalisés constituent des preuves et sont donc recevables devant les tribunaux ou les juridictions.

Risques et difficultés

Malgré les législations qui diffèrent d’un pays à un autre, presque partout, il est nécessaire de suivre une formation agréée avant d’exercer ce métier noble mais parfois difficile et dangereux.

En effet, non seulement les filatures privées peuvent mettre le détective en insécurité, mais en pratique, il n’a aucun moyen de pression pour faire parler une personne. En plus, tout le monde se méfie du détective privé dès qu’il apparaît en public. Il est toujours suspecté de mener une enquête.

Enfin, dans ce métier il faut être toujours psychologiquement et physiquement fort car l‘on y voit des choses difficiles moralement, sans oublier qu’il faut pratiquer le sport pour être en forme et tenir de longues heures de surveillance.

Dans un Burkina où il y a de plus en plus de délinquances, de corruptions, d’abus de confiance, de problèmes de mœurs, les détectives privés pourraient y avoir une place de choix. Encore faut-il que les jeunes s’y intéressent et que nos lois réglementent mieux le domaine.

Théophile MONE

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