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Développement du Burkina: rien que du surplace en dehors de la vision du Conseil national de la Révolution (CNR)?

Au cours d’une conférence publique initiée par le Comité international du Mémorial Thomas Sankara, le président du Conseil national des organisations de la société civile, Jonas Hien, a indiqué «qu’il n’y aura pas de meilleure voie de développement durable que celle défendue par la Révolution». Telle est également la conviction de l’enseignant-chercheur à l’Université Ouaga I, Dr Abdoulaye Barro, pour qui «si nous parvenons à acquérir une vision claire de la Révolution du 4 août 1983, nous pouvons posséder tous les moyens pour traiter tous les problèmes actuels de notre peuple et de mieux préparer son futur». Et les raisons, ils en ont données. C’était le vendredi 4 août 2017, à Ouagadougou.

De la droite vers la gauche, Dr Abdoulaye Barro, colonel Bernard Sanou, Jonas Hien

Selon Dr Abdoulaye Barro, la Révolution démocratique et populaire d’août 1983 qui a instauré le Conseil national de la Révolution (CNR) «est légitime, car elle a correspondu bel et bien aux exigences historiques de notre peuple». Dans les faits, elle «a complètement bouleversé le devenir historique du Burkina et la destinée historique de son peuple».

Mieux, dira Jonas Hien, le CNR était «un régime de dirigeants audacieux, qui avaient de la vision, qui savaient ce qu’ils voulaient pour le pays». Globalement, ce régime «a réussi à introduire un esprit nouveau au sein du peuple burkinabé».

Du reste, martèle Dr Barro, «Qu’on le veuille ou non, qu’on l’accepte ou pas, aucun autre régime n’a défendu et promu l’intérêt général, le bien-être matériel et social des populations comme l’a si admirablement fait le CNR». Et de préciser, «Sous la Révolution démocratique et populaire, tout le Burkina était un pays en chantier» dans un climat empreint de franc et dévoué élan de construction nationale. C’est à cette époque, se souvient le Colonel Bernard Sanou, président du Comité international du mémorial Thomas Sankara, que les caisses populaires ont été lancées pour «participer de la libération de la femme», les foires régionales d’agriculture ont été instituées pour davantage valoriser le monde paysan.

Malheureusement, rappelle Jonas Hien, cet élan a été stoppé le 15 octobre 1987 «de façon tragique». «Et depuis cette date, foi de M. Hien, le président Thomas Sankara est devenu plus vivant que mort».

Point de meilleure voie que celle tracée par la Révolution?

L’autre réalité, selon le président du Conseil national des organisations de la société civile, c’est qu’«Après avoir cherché vainement la meilleure voie pour le bonheur des Burkinabè, nous sommes revenus aujourd’hui sur les idéaux du président Thomas Sankara». Et sa conviction à lui, Jonas Hien, c’est que «Tout ce que nous disons aujourd’hui pour le bien du Burkina Faso, la Révolution l’avait déjà dit». Il est même «établi», clame M. Hien, «qu’il n’y aura pas de meilleure voie de développement durable que celle défendue par la Révolution».

Convaincu, l’est aussi Abdoulaye Barro: «Aujourd’hui, si nous parvenons à acquérir une vision claire de la Révolution du 4 août 1983, nous pouvons posséder tous les moyens pour traiter tous les problèmes actuels de notre peuple et mieux préparer son futur».

Dans ce sens, M. Hien pense que «Le découragement ne doit pas nous habiter (…) nous devons persévérer». En tout état de cause, prévient Dr Barro, «Un peuple sans un dirigeant visionnaire, n’a aucun destin historique». Quant à la Révolution démocratique et populaire, «son leader historique (Thomas Sankar, Ndlr) est resté un leader révolutionnaire courageux, déterminé, conséquent et cohérent jusqu’au bout», aux dires de Dr Barro.

Paangui Parè

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