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Que devient le ciné Oubri?

La devanture du Ciné Oubri (ph Planète Burkina)

Le ciné Oubri, jadis ciné Nader à sa création, a été nationalisé dans les années 70. Il était la propriété d’une famille libanaise qui lui a donné le nom. Après la liquidation administrative de la Société nationale de distribution et d’exploitation cinématographique du Burkina (SONACIB) en 2007, le ciné Oubri a été racheté à la famille Nader par l’opérateur économique Nana Boureima. Il dit avoir «réhabilité à sa charge le ciné Oubri (réfection de l’écran, pose de nouvelle peinture et des bancs…) afin de permettre au FESPACO d’y projeter ses films. Malheureusement, et selon Nana Boureima, interviewé le 18 juin 2013 dans ses bureaux de la zone industrielle de Kossodo, non seulement de tierces personnes se sont fondues dans la nature en lui laissant des factures d’électricité impayées mais aussi le FESPACO n’a pas payé ses dettes dues aux séances cinématographiques. «Aucun opérateur économique, se plaint-il, ne va mettre 100 francs dans une affaire pour récolter 50 francs». (…) A cause de ces créances, l’opérateur économique a avoué n’être plus disposé à céder ses locaux au FESPACO. «Le premier visage du cinéma africain, c’est la salle du ciné Oubri», a-t-il grommelé. Aujourd’hui, le ciné Oubri a été transformé en boutiques et magasins» d’après la parution de Sidwaya du 21 décembre 2014. Nana Boureima a poussé ses tentacules jusqu’à Bobo-Dioulasso où il a racheté le ciné Houet. Aujourd’hui, des magasins ont pris place sur les gradins de la salle.

Le Ciné Oubri aujourd’hui
Le ciné Rialé, aujourd’hui

L’autre salle mythique de Ouagadougou, le ciné Rialé, a aussi été rachetée par l’opérateur économique Hamadé Bangrin Ouédraogo qui y a également bâti des infrastructures marchandes. Le commerce a pris le pas sur la distraction.

Dommage que ces salles aient fermé définitivement! Les citadins d’un certain âge se rappellent encore de l’ambiance pré-projections qui y régnait. La belle époque des grands films…

Il faut quand même se réjouir de l’initiative de Bernie Goldblatt à Bobo qui tente de sauver le ciné Guimbi Ouattara.

Lougouvinzourim

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