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Que devient Delphine Ouattara dite «Mamouta»?

Delphine Ouattara dite «Mamouta» fait partie des doyennes du cinéma burkinabè. Très appréciée par les Burkinabè pour son rôle dans la sitcom «Vis-à-vis», Delphine Ouattara se fait rare ces dernières années à l’écran. Que devient-elle, après 23 ans dans le cinéma?

Delphine Ouattara…

Révélée au public burkinabè par la sitcom Vis-à-vis, Delphine Ouattara, plus connue sous le nom de «Mamouta», nom d’un personnage qu’elle a interprété dans la sitcom, s’est retrouvée dans le cinéma à tout hasard. Comme elle le dit, «je me suis retrouvée dans le cinéma par hasard et cela m’a conduit à la passion. Je ne l’ai pas choisi, mais je l’ai accepté». Le hasard faisant bien les choses, Mamouta a décidé de se lancer dans ce métier «exaltant» qui lui a fait rêver.

Ayant joué dans plusieurs séries tous genres confondus, c’est la série satirique Vis-à-vis qui a vraiment propulsé la carrière de l’actrice. Incarnant le rôle d’une femme forte qui tenait son mari par la braguette, elle n’hésitait pas à porter la main sur les jeunes filles qui s’approchaient de son homme ‘’coureur de jupons’’.

Pour des raisons dont elle ignore, Vis-à-vis a été suspendu pendant environ 10 ans, avant de reprendre au grand bonheur des comédiens et des téléspectateurs. Toutefois, avec cette reprise Mamouta ne se retrouvait plus bien dans son rôle. «Ce n’est plus délirant comme la première version», a-t-elle avoué. Dans la nouvelle série, «Mamouta est très assagie. Ce n’est plus Mamouta, mais Mamoudouce».

Pourtant, à l’en croire, les gens adorent l’ancienne version de Mamouta. «Mon mari, Fils de l’homme, est un déconard, un fin dragueur et moi je règle les comptes à ses copines ‘’crudités’’ en les frappant», se souvient-elle. De son avis, la production aurait dû garder cette dynamique pour permettre aux gens de s’éclater parce qu’après tout «on tire une morale à la fin».

Néanmoins, cette aventure a été belle pour elle et elle ne la regrette pas malgré les hauts et les bas. «Nous sommes restés soudés», assure-t-elle, tout en lançant un appel à ceux qui s’occupent de la production de revoir un peu la copie.

…dite Mamouta

Femme battante aux 36 métiers, Mamouta a compris quelques années plus tard que le cinéma ne rémunérait pas à la hauteur de ses espérances. Restauratrice de formation, elle a décidé de mener d’autres activités à côté du cinéma. Gérante d’une petite auberge pendant pratiquement 12 ans, elle travaille maintenant dans une ONG comme scénariste médias-santé. «J’ai été alphabétisée en dioula que je ne savais pas écrire. J’ai amélioré mon mooré que je parle couramment. Je suis très ragaillardie de cette expérience», a-t-elle confié.

Aujourd’hui, son plus grand rêve est de voir la chaîne de production du cinéma africain mieux organisée. «Si on est bien organisé, il n’y aura pas de mendicité et si c’était bien organisé nous serions dans des Ferrari ici», a-t-elle plaisanté. L’Etat a déjà fait sa part du travail pour essayer de redorer le métier. La suite appartient, selon elle, à la chaîne de production. «On ne peut plus continuer de compter sur les traditionnels fonds qui soutiennent notre cinéma», a-t-elle conclu.

Madina Belemviré

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