Accueil » Que devient? » Que devient Moussa Diallo, ancien aide de camp de Thom Sank?

Que devient Moussa Diallo, ancien aide de camp de Thom Sank?

Colonel-major Moussa Diallo

Les anciens se souviennent de la silhouette filiforme typiquement sahélienne du lieutenant Moussa Diallo derrière le capitaine Thomas Sankara au début de la Révolution. Il était son aide de camp. Puis il a passé la main à feu le lieutenant Etienne Zongo, pour aller être commandant adjoint de la Gendarmerie nationale. Puis il y a eu le carnage du 15 octobre, alors le lieutenant Moussa Diallo a connu une longue traversée du désert…

Comme personne ne voulait de lui, alors il a demandé à s’inscrire en fac de droit. Après l’obtention de la maîtrise, il a demandé à aller à l’ENAM pour une formation en magistrature.

En ce temps, confie certains de ses amis, beaucoup de personnes se demandaient pourquoi il tient tant à faire magistrature. On n’y voyait pas de raison majeure pour un homme de tenue. C’est dans cette conception que sans problème majeure la hiérarchie lui a accordé le droit de s’inscrire à l’ENAM. Puis voilà, le processus démocratique oblige, il a fallu créer la Justice militaire. Seul le colonel Bayala avait un diplôme de droit lui permettant d’occuper le poste de directeur mais il n’était pas loin de la retraite. Moussa Diallo devenu capitaine était son adjoint. Au départ du colonel Bayala, il est devenu le directeur de la Justice militaire.

C’est sous lui qu’il y a eu les gros dossiers Norbert Zongo, puis tentative de coup d’Etat du capitaine Diapagri Luther Ouali. Après plusieurs années à la tête de la Justice militaire, il a passé la main au colonel Sidi Paré pour aller en mission onusienne en RDC. Il a participé à la formation des policiers et gendarmes dans ce pays pendant plusieurs années.

Aujourd’hui, il est de retour au pays natal avec le grade de colonel-major. Comme à son habitude, le colonel-major Diallo se fait très discret ; mais sur la Révolution, il est toujours prêt à donner une opinion avisée quand il estime que ce qui est dit est tout le contraire de la vérité historique. Sa dernière sortie aura été de réaffirmer l’implication de la Côte d’Ivoire dans les évènements tragiques du 15 octobre 1987

O. H.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *