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Que devient «Voici, nos joies et nos peines»?

Jadis, «Voici nos joies et nos peines» crevait l’audimat sur Radio Haute-Volta, du fait que l’on venait y avoir des informations de la famille lointaine ou des amis et connaissances. Les auditeurs y annonçaient la venue d’un nouveau-né dans la famille, de même qu’ils apprenaient aux parents la disparition du vieux Nogoamda. Les kaosweto et les paweto (émigrés) de Côte d’Ivoire ne rataient pas ce rendez-vous quotidien de la mi-journée et surtout de la nuit, après les travaux dans les plantations. Ils étaient informés du décès d’un parent et savaient quand rentrer au pays pour le ‘’zupondo’’. Il n’y avait pas Internet ni réseaux sociaux pour publier illico presto un décès ou une naissance. Et les lettres allaient moins vite que les ondes.

Plus tard, les programmes de la radio ont changé et le volet ‘’joies’’ a laissé la place aux seules ‘’peines’’; d’où la mue de la plage en «Le carnet nécrologique». Les Burkinabè avaient décidé de ne plus rendre publique la nouvelle du nouveau-né dans le foyer puisque, comme toujours, ‘’maman et bébé se portent bien’’, papa étant en ‘’jachère’’. Bref!

De nos jours, l’on constate que «Le carnet nécrologique», lui-même, est devenu une simple feuille. Plus beaucoup d’annonces. Le Burkinabè a-t-il également décidé de ne plus étaler le décès des proches? Que nenni! Les réseaux sociaux sont également passés par-là.

En effet, en annonçant sur sa page Facebook que ‘’le pater a dja’’, on touche en un temps deux mouvements et aux quatre coins du globe beaucoup plus de parents, amis, connaissances et même de parfaits inconnus de qui l’on reçoit des messages de compassion ainsi que des ‘’like’’.

Eh, réseaux sociaux, réseaux sociaux!…

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