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DGEP: les multiples grèves ont négativement impacté le taux d’exécution des grandes réalisations de 2017

Le vendredi 15 décembre 2017, le directeur général de la direction générale de l’économie et de la planification (DGEP) et ses proches collaborateurs ont animé un point de presse dans la salle de conférence de la direction générale des douanes, sis à Ouaga 2000. Objectif, faire le point des grandes réalisations de l’année 2017 et faire part des défis à relever en 2018. D’ores et déjà, l’on note un faible taux d’exécution des grandes réalisations de 2017, imputables, entre autres, aux multiples grèves des agents. D’où l’interpellation des responsables à plus de responsabilité des agents du secteur dans la mise en œuvre des droits de grève.

Le directeur de la DGEP, Diallo Soabou, lors du point de presse

De prime à bord M. Diallo Soabou, directeur général de la DGEP, a fait comprendre aux hommes des médias que c’est au nom de la redevabilité chère à la DGEP et aux autorités burkinabè qu’il se soumet volontiers à cet exercice de compte-rendu de sa direction. Il s’est agi d’évaluer les grandes réalisations de l’année 2017 et d’évoquer les perspectives de 2018 en termes de défis majeurs à relever.

Des grandes réalisations, M. Diallo a révélé que selon les prévisions faites sur la base d’analyses macroéconomiques, la croissance économique du pays devrait atteindre un taux de 6,9% contre de 5,9% enregistré en 2016. Mais pour des raisons socioéconomiques et sécuritaires, doublée d’une mauvaise campagne agricole qu’a connues le Burkina, le taux de croissance économique pour 2017 est estimé à 6,5%.

M. Diallo Soabou et ses collaborateurs se sont par contre réjoui que les autres domaines économiques et de développement du pays, notamment la programmation des investissements publics, les politiques de population et de développement aient atteint leurs objectifs. Aussi les conférenciers ont fait observer que pour les activités relatives à la planification stratégique et sectorielle ainsi que celles relevant du domaine du suivi-évaluation des politiques économiques et sociales, les résultats sont satisfaisants.

D’une manière générale, a noté le directeur général de la DGEP, par ailleurs principal animateur de la conférence, le taux d’exécution des grandes réalisations est estimé aujourd’hui, à un mois de la fin de l’année en cours, à 70%. Une performance jugée insatisfaisante par les premiers responsables du ministère de l’Economie et du développement dont émane la DGEP.

L’équipe de la DGEP reconnaît elle-même que ce taux pouvait être amélioré à plus de 80% si le département n’avait pas connu de multiples grèves. D’où un appel à tous les acteurs, pour plus de responsabilités dans l’exercice de leur mission.

En termes de défis et de perspectives pour l’année 2018, la DGEP s’engage à mieux s’organiser pour atteindre les objectifs qui lui sont assignés, comme le renforcement des capacités des acteurs locaux du développement sur l’ensemble du territoire.

En termes de perspectives, elle compte promouvoir le dialogue politique et social sur les questions de population et le dividente démographiques, faire adopter et application une loi portant pilotage et gestion du développement, faire adoption et application une nouvelle réglementation des projets et programmes de développement, etc. Au total, elle prévoit organiser une journée burkinabè de l’évaluation, afin de connaître l’impact réel des politiques de développement sur les populations burkinabè.

Théophile MONE

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