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Diplomatie: quel comportement des Etats africains face au Qatar accusé de «parrain» du terrorisme?

Le Qatar se retrouve isolé sur la scène diplomatique arabe. Des relations diplomatiques rompues, mais aussi des frontières maritimes, terrestres et aériennes fermées. La crise diplomatique est inédite entre le richissime Etat pétrolier et l’Arabie Saoudite, le Bahreïn, les Émirats Arabes Unis, le Yémen, l’Egypte et les Maldives. Ces nombreux pays accusent ouvertement le Qatar d’entretenir des relations avec les réseaux terroristes. Habituellement à la recherche des pétrodollars pour financer leurs projets de développement, comment nos Etats africains devraient-ils se comporter face au Qatar s’il est avéré que celui-ci est le parrain des terroristes?

L'Etat du Qatar. S'il est avéré qu'il est le parrain des terroristes, les Etats africain devraient reconsidérer leur relation avec lui
L’Etat du Qatar. S’il est avéré qu’il est le parrain des terroristes, les Etats africains devraient reconsidérer leurs relations avec lui

Sans les financements importants que les terroristes reçoivent des individus ou des Etats, leurs actions seraient sans aucun doute circonscrites. Soutenir donc les groupes extrémistes avec des financements ou des armes, est donc très grave. Coopérer avec un Etat qui s’adonne à une telle activité, c’est se faire ami des ennemis. Ainsi donc, si le soutien du minuscule royaume du Golfe au terrorisme est avéré, les liens des Etats africains avec cet État devraient être reconsidérés. Au nom de la lutte contre le terrorisme qui freine nos élans de développement économique et social.

Heureusement, pour l’instant, sur le fond, il est difficile de démêler le vrai du faux. Surtout quand les intérêts stratégiques des Américains s’y mêlent. Du reste, les Etats africains devraient rester vigilants et parler le même langage quand il s’agira de se démarquer d’un Etat quelconque qui joue au chat et à la souris avec les groupes terroristes. De toutes les façons, l’équilibrisme n’est pas une option diplomatique gagnante. Pour l’instant donc, espérons que face aux besoins économiques, tous les Etats africains sauront toujours dire non à l’ennemi commun. L’Etat Islamique!

Théophile MONE

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