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Mine d’or d’IAMGOLD Essakane: des journalistes s’imprègnent des réalités du terrain

«Permettre aux journalistes de toucher du doigt les réalités opérationnelles et communautaires du secteur minier». C’est ce qui a conduit l’Action des journalistes sur les mines au Burina Faso (AJM-BF)) à organiser une sortie de presse sur la mine d’or d’IAMGOLD Essakane SA située dans le Sahel burkinabè le mercredi 7 février 2018.

Les journalistes ont touché du doigt les réalités du secteur minier

L’AJM-BF est une association créée en 2016 par des journalistes burkinabè qui s’intéressent aux questions minières. L’un de ses objectifs est de renforcer les capacités des journalistes afin de les familiariser avec l’activité minière pour accroître leurs productions en la matière. Dans la dynamique de l’atteinte de ses objectifs, l’association a organisé une sortie sur le site minier d’IAMGOLD à Essakane. Cette sortie visait, entre autres, selon son président, Elie Kaboré, journaliste et spécialiste des questions relatives aux industries extractives, à favoriser l’accès des hommes de médias à un site minier afin qu’ils s’imprègnent des réalités d’une mine et de l’environnement minier en général en vue de dégager des thématiques de productions journalistiques.

Après une présentation sur l’historique de l’installation de la mine, les journalistes ont pu constater de visu le cycle de production dont l’extraction du minerai et son concassage, la vie quotidienne des miniers, leurs méthodes de travail, la logistique déployée, etc. «Nous avons pu avoir aussi des informations sur comment la mine se prépare pour l’après-mine en matière de re-végétation de l’environnement, les projets mis en œuvre au profit des communautés locales impactées par l’installation…», a noté Elie Kabore qui a fait remarquer que c’est à chaque journaliste de voir son angle d’intérêt et d’orienter ses productions et ses recherches futures.

Appréciant cette démarche de l’AJM, la Directrice des Affaires corporatives de la communication à IAMGOLD Essakane, Marie Diop, a souligné l’importance pour les acteurs de la presse de s’imprégner des réalités du secteur minier.

Marie Diop, Directrice des Affaires corporatives de la communication

Cette sortie sur le terrain a aussi permis aux journalistes de visiter quelques réalisations de la mine en faveur des communautés locales. Il s’agit du jardin maraîcher de Marganta, un espace de 2,8 hectares aménagé pour les femmes au nombre de 87 regroupées en coopérative. Grâce au système d’irrigation goutte-à-goutte avec des plaques solaires, le maraîchage est en continue sur toute l’année. Une grande partie de la production composée essentiellement de la tomate, la salade, les choux, les oignons, les concombres…, est revendue à la mine et le reste est réservé pour les familles.  «Cela fait 7 ans que nous exerçons cette activité. Par an, chaque femme peut avoir 200 000 FCFA», a révélé la responsable des femmes.

En plus du maraîchage, l’élevage de petits ruminants est à mettre à l’actif de ces femmes. Cette activité vise à occuper les femmes et les empêcher de pratiquer l’orpaillage, une activité dangereuse pour leur santé.

En plus du jardin de Marganta, les journalistes ont pu visiter le CEG d’Essakane, construit par la mine en 2014. «L’année passée, avec un taux de succès de 50% au BEPC, nous avons été le premier dans la province de l’Oudalan», a dévoilé le directeur du CEG, Urbain Ouédraogo, qui a noté quelques abandons: «L’année dernière, nous avons eu 25 abandons dus aux grossesses, aux mariages forcés et à des cas sociaux. Cette année, nous sommes à quatre abandons», a-t-il expliqué.

Photo de famille avec le Directeur général d’IAMGOLD Essakane

Il faut rappeler que la société IAMGOLD possède 04 mines d’or en exploitation située sur trois continents. Au Burkina, la société exploite la mine d’or d’Essakane qui est la plus grande compagnie minière installée au pays. En 2016, la mine a connu une production d’environ 419 000 onces et une production record d’environ 426 000 onces en 2015. Après 7 ans de production, Essakane procure des ressources non négligeables à l’Etat burkinabè sous forme de redevances, de royalties, d’impôts et de taxes. La preuve, sous la période 2010-2016, la mine a versé 273,5 milliards de FCFA, ce qui en fait l’un des principaux contributeurs aux recettes de l’Etat. Avec 2 264 emplois directs dont 95,8% de nationaux en décembre 2016, la mine est le plus grand employeur du pays dans le domaine.

Afin de s’assurer que les communautés locales autour bénéficient d’un bon cadre de vie, la mine a investi dans la région dans divers domaines notamment les infrastructures routières, l’accès à l’eau potable, l’environnement, l’éducation, la santé, l’énergie… «On ne tergiverse pas là-dessus», a rassuré Marie Diop. En témoigne le financement depuis 2014 des Plans communaux de développement (PCD) de 4 communes à hauteur de près d’un milliard de FCFA chaque année.

A propos de l’héritage qui sera laissé à la communauté à la fin de l’exploitation minière en 2024, Marie Diop a confié: «Notre souhait c’est qu’au départ d’Essakane, les communautés soient dans de meilleures conditions qu’elles ne l’étaient avant que la mine ne s’installe».

Madina Belemviré

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