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Dossier du coup d’Etat du 16 septembre: le CDAIP invite les populations à se mobiliser pour exiger la justice

La Coordination des comités de défense et d’approfondissement des acquis de l’insurrection populaire (CDAIP) de la ville de Ouagadougou a invité lundi lors d’une conférence de presse, les populations de la ville de Ouagadougou et environnants, à se mobiliser pour exiger la vérité et la justice pour les martyrs de l’insurrection populaire et du coup d’Etat du 16 septembre 2015.

Le présidium de la conférence

Deux ans après le coup d’Etat perpétré par le général Gilbert Diendéré, et trois ans après l’insurrection populaire, c’est avec «consternation» que le CDAIP a constaté que les dossiers n’ont pas connu une avancée notable. La preuve, renseigne le président du CDAIP, Elie Tarpaga, bien qu’ayant débuté, le jugement du dernier gouvernement de Blaise Compaoré n’évolue pas. Pire, poursuit-il, l’opinion nationale a assisté à la libération tous azimuts et sans explications des personnes impliquées dans le coup d’Etat ainsi que certains dignitaires du régime déchu présumés coupables de crimes de sang ou de crimes économiques.

Aussi, a-t-il noté, dans le but de perpétuer la culture de l’impunité des crimes économiques et de sang, le pouvoir en place et ses alliés passent par toutes sortes de manœuvres pour réaliser la réconciliation nationale. En témoigne les tapages médiatiques de la Coalition pour la démocratie et la réconciliation (CODER) pour faire passer en pertes et profits les nombreux crimes de sang et crimes économiques commis avant, pendant et après l’insurrection et le coup d’Etat.

Dans le cadre de la commémoration des deux ans du putsch, la CDAIP a prévu plusieurs activités. Il s’agit d’une conférence publique le dimanche 17 septembre sur le thème «Impunité des crimes de sang et des crimes économiques et insécurité grandissante liée aux attaques terroristes: quels liens et quelles actions de luttes…». Une conférence qui sera co-animée par Me Prosper Farama et un responsable des groupes d’auto-défense Koglweogo.

«Dans certaines localités, les populations préfèrent aller vers les groupes d’auto-défense pour régler leur problème. C’est pour cela que nous avons voulu les associer à cette commémoration parce que ce sont des structures à encourager et à soutenir», a éclairé M. Tarpaga.

En plus de cela, des conférences publiques et des concerts éclatés sont aussi prévus dans les arrondissements de la ville en collaboration avec le Synamub, les CCVC, l’ODJ, le MBDHP, la CGTB, sur la défense et l’approfondissement des acquis de l’insurrection et de la résistance populaire.

Saisissant l’occasion des deux ans du putsch, le CDAIP a invité les populations à se mobiliser pour exiger la vérité et la justice pour tous les dossiers de crimes de sang et de crimes économiques avant et après l’ère Compaoré.

Madina Belemviré

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