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Drame de Yirgou : Les jeunes de l’UPC en veulent au président du Faso

Les jeunes de l’Union pour le Progrès et le Changement ont tenu une conférence de presse ce 10 janvier au siège du parti à Ouagadougou. L’objet de la rencontre avec les médias a porté sur le drame de Yirgou et la situation sécuritaire au Burkina Faso. Il était question pour le président de l’union nationale des jeunes de l’UPC de dénoncer le mauvais traitement du drame par le chef de l’Etat notamment sur ses prises de décision. Aussi, l’UPC annonce qu’il prendra part à la marche meeting initié par le collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC).

le présidium lors de la conférence de presse

« La jeunesse de l’UPC est profondément déçue de la manière dont le président du Faso et son gouvernement ont géré le dossier « Yirgou » dixit Jean Nacoulma maire de l’arrondissement 6 de Ouagadougou et président de l’union nationale des jeunes de l’UPC. Celui-ci estime que « le président du Faso qui est allé tardivement sur les lieux du drame et sous la pression populaire, a osé demander pardon aux présumés auteurs du massacre ». La jeunesse de l’UPC par la voix de M. Nacoulma en voudrait donc au président du Faso parce qu’elle estime « qu’il n’a pas été ferme, il n’a pas exigé sur place  que justice soit rendue ». Pire, a déploré M. Nacoulma, malgré l’ampleur de ce crime de masse, le Gouvernement n’a pas daigné décréter un deuil national. La jeunesse de l’UPC, au regard de cette situation et pour amener les autorités à prendre conscience de l’imminence du péril, a annoncé qu’elle prendra part à la marche-meeting initié par le collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC), qui aura lieu le samedi 12 janvier 2019 à Ouagadougou et à Dori.

Par ailleurs sur la situation sécuritaire et sur le cas du groupe d’autodéfense appelé Kogl-Wéogo, les jeunes l’avouent : «  nous ne sommes pas contre les Kogl-Wéogo qui respectent la loi et qui sont pour la population ». Au-delà de ça, ils restent des citoyens et ils doivent répondre de leurs actes en cas de bavures et d’exactions ». De ce fait, les jeunes de l’UPC s’accordent à dire que l’Etat a failli quant à l’effective sécurisation des Burkinabè. Par conséquent, ils estiment que l’Etat a une part de responsabilité dans ce drame. Cette catastrophe de Yirgou si on peut le dire ainsi faut-il le rappeler est partie d’une attaque terroriste qui a fait 6 morts dont un chef de village et des Kogl-wéogo. Aussi pour la jeunesse de l’UPC « ces types d’attaques, commises par des individus armés non identifiés tendent à devenir des faits banals dans notre pays. Le pays est rongé par l’hydre du terrorisme. Après chaque attaque, pas d’enquête concluante. Dans ces conditions, des individus mus par l’ignorance et animés par l’esprit de vengeance sont tentés de fabriquer des ennemis » déplore-t-elle. C’est pourquoi réunis en conférence de presse les jeunes de l’UPC ont aussi appelé le gouvernement a s’assumer et à assurer la sécurité des burkinabè.

Hamadou Ouedraogo

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