Accueil » Mounafica » Dur, dur pour le… Roch!

Dur, dur pour le… Roch!

Le petit Jordi a chanté «dur dur d’être bébé… Fais pas ci, fais pas ça…». En reprenant ce refrain, on peut aisément dire «dur dur d’être PF après insurrection et coup d’Etat». Autrement dit, le président Roch souffre énormément.

Quand il prend un bout et pense que c’est le bon, voilà que, comme le serpent de la mythologie, une tête ou une queue sort de l’autre côté. Quand il termine un chantier, on crie «voilà, c’est un héritage de l’ancien régime, les financements ont été bouclés par Blaise Compaoré en son temps, donc le pouvoir de Roch ne peut se prévaloir d’être l’initiateur et exécutant de cette œuvre…»

On connaît les modes de financements des partenaires financiers; ça prend trop de temps, entre 5 et 10 ans pour les gros projets. Dans cette configuration, le gouvernement de PKT ne peut comptabiliser cela comme actes majeurs de son équipe. Quand Zèph ou Eddie succéderont à Roch, il ne faudrait pas qu’ils se frappent la poitrine car leurs chantiers seront ceux que le Rocco aura laissés…

C’est vrai, diront les exégètes du droit, l’administration est une continuité. Et c’est tout cela qui fait que la thèse de Mamadou Tandja avait été battue en brèche quand il a voulu un rab pour terminer ses chantiers. De façon ironique, on lui a dit que personne ne lui a demandé de construire son pays tout seul, c’est une œuvre commune et chacun y apporte sa pierre.

Aujourd’hui au Faso, les discussions portent sur le nouveau code électoral, précisément dans sa partie documents de votation. Le gouvernement a retenu la carte nationale d’identité et le passeport, l’opposition veut qu’on y ajoute la carte consulaire qui est, selon des techniciens, biométrique par-ci et non biométriques par-là. Ce qui peut faire craindre des risques de fraudes sur les cartes consulaires.

Visiblement, l’organe technique, la CENI, la Commission électorale nationale indépendante, semble être d’accord avec les propositions du gouvernement, toute chose qui a valu à son président, Ahmed Newton Barry, de se voir attribuer la paternité de ce nouveau code électoral en le surnommant ‘’Loi Newton’’. Ironie du sort, c’est quand le président de la CENI était chroniqueur sur Radio Oméga qu’il avait lui-même donné le nom du président du CNT à valeur d’Assemblée nationale à la loi qui a mis hors-jeu tous ceux qui ont soutenu mordicus la modification de la Constitution sous Blaise Compaoré.

A propos du vote des Burkinabè de l’extérieur, c’est avec les narines fumantes de rage que Nè Wendé m’a apostrophé pour me dire qu’il ne comprend rien dans cette affaire. Car quand il écoute certains, c’est comme si depuis la nuit des temps les Burkinabè du dehors participaient aux élections au Faso .Or donc, ils n’ont jamais voté, c’est Roch qui a décidé de leur permettre de voter et voilà que cela est devenu une patate chaude dans ses mains.

Nè Wendé dit comprendre les enjeux politiques mais il affirme aussi qu’il ne semble pas normal de dire que le pouvoir de Roch veut exclure des Burkinabè. C’est ça aussi une des souffrances de Roch: il doit toujours faire face aux positions «Ni, NI».

Durant le long règne de Blaise Compaoré et avant lui, les Burkinabè de la diaspora étaient non comptés dans les élections au Faso. Cela ne dérangeait personne. Ah, la politique au Faso! Elle ne répond pas généralement aux normes prescrites en Sciences Po. Il faut avoir les nerfs solides, une patience de vautour, une vigilance de Sioux sinon on s’y perd.

Et quand on voit que les plus virulents et volubiles dans cette affaire de vote des Burkinabè de la diaspora sont souvent ceux qui ont des partis politiques ‘’sigles’’… Que les Burkinabè du dehors votent même avec leur acte de naissance, certains n’en tireront absolument aucun dividende. Mais c’est la politique, elle est très spéciale.

Mounafica, tout œil tout ouïe!

Un commentaire

  1. Une question Messieurs des Echos,c’est une reprise d’intérrogation d’un pote qui dit ceci’peut on exclure d’un match de foot par exemple ,quelqu’un qui n’a jamais joué dans une des équipes?il faisait cas du mot ‘exclusion des burkinabè de la diaspora à cause du fait que la loi n’a pas retenu la carte consulaire.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *