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Economie et Finances: les travailleurs annoncent un sit-in de 5 jours à partir du 28 mai au 1er juin

L’illégalité des sit-in annoncée par le Conseil d’Etat ne semble pas passer au niveau des mouvements syndicaux. Après le sit-in du Syntsha les 23 et 24 mai 2018, c’est au tour de la Coordination des syndicats du ministère de l’Economie et des Finances (CS-MEF) de rentrer dans la danse. Au cours d’une conférence de presse animée samedi, elle a informé qu’après la grève des 120 h qui n’a pas porté ses fruits, les travailleurs poursuivront la lutte à travers des sit-in qu’ils observeront dans les structures du ministère du lundi 28 mai au vendredi 1er juin de 8h à 14h sur toute l’étendue du territoire national, dans les ambassades et consulats du Burkina à l’étranger.

La Coordination des syndicats du ministère de l’Economie et des Finances a annoncé un sit-in de cinq jours

«Le Conseil d’Etat a donné un avis, ce n’est pas une décision de justice», a soutenu le secrétaire général du SNAID, Grégoire Traoré, rappelant que jusqu’à présent le gouvernement n’a pris aucune décision pour dire que les sit-in sont illégaux. «Il faut qu’ils aillent au bout de leur logique», a-t-il indiqué.

Pourtant vendredi, le ministre de la Communication, s’exprimant à l’occasion du point de presse du gouvernement, avait prévenu que le gouvernement va appliquer la loi en la matière. «On va faire le constat des sit-in et nous allons appliquer la loi sur tout le monde. Ce n’est pas une bagarre avec quelqu’un, c’est un travail administratif, ceux qui doivent être sanctionnés le seront, il n’y a pas de privilégié», disait-il.

Mais pour le président de la CS-MEF, Mathias Kadiogo, si le syndicat est parvenu à cette décision, c’est parce que le gouvernement ne fait rien pour éviter la grève. «En termes clairs, le gouvernement a voulu à travers son attitude, dire aux travailleurs qu’il était à bout de ses efforts et qu’il était prêt à tout parce qu’il ne peut rien faire pour éviter la grève», a-t-il soutenu.

C’est cette raison qui a conduit la Coordination, à l’entendre, à poursuivre ses actions, pour exiger la levée des sanctions ‘’abusives et autocratiques’’ prises à l’encontre des responsables relevés de leurs postes de responsabilité pour fait de grève, le respect des libertés syndicales et démocratiques des travailleurs du MINEFID et des réponses satisfaisantes à leurs points de revendication contenus dans le préavis du 14 mars 2018. En cas d’absence de réaction et de réponses satisfaisantes aux préoccupations, la CS-MEF a prévenu que le mot d’ordre de sit-in sera reconduit du lundi 4 au vendredi 8 juin 2018.

Contrairement au gouvernement, Mathias Kadiogo a assuré que la grève des 21, 22, 23, 24 et 25 mai a été bien suivie. En témoigne, selon lui, le fort taux moyen de 95% de participation réalisée sur toute l’étendue du territoire. «Si le mouvement n’a pas été suivi, cela veut dire que nous pouvons continuer notre grève sans problème, cela veut dire que ça n’a aucun impact», a souligné Grégoire Traoré qui a invité les hommes de médias à bien noter cette déclaration du gouvernement. «Notez bien. Quand il y aura le bilan final, le jour où ils vont dire qu’il y a eu un recul à cause de la grève, dites-leur que c’est faux, si le PNDES échoue, ce n’est pas à cause de la grève».

Madina Belemviré

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