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Education: la Coordination nationale des syndicats de l’éducation observe un arrêt de travail du 26 au 27 octobre

La Coordination nationale des syndicats de l’éducation a appelé lundi au cours d’une conférence de presse, l’ensemble des travailleurs de l’éducation et de la recherche à observer un arrêt de travail de 48h à compter du 26 octobre 2017, pour exiger la satisfaction de sa plateforme minimale.

Le syndicat a annoncé un arrêt de travail de 48 h pour exiger la satisfaction de sa plateforme revendicative

Suite à de multiples rencontres avec le gouvernement qui n’ont pas abouti, la Coordination nationale des syndicats de l’éducation a décidé d’observer un arrêt de travail de 48h, pour exiger la satisfaction de sa plateforme minimale synthétisée en quatre points. L’adoption d’un statut valorisant des personnels de l’éducation et de la recherche, l’amélioration de l’accès à l’éducation, l’amélioration des conditions de travail pour une efficacité du système éducatif, la revalorisation de la fonction enseignante.

En effet, c’est depuis 2013, se souvient le coordonnateur national, Wendyam Zongo, que la Coordination a soumis aux autorités en charge de l’éducation sa plateforme revendicative synthétisant les préoccupations des personnels de l’éducation. Malgré plusieurs actions menées sous l’ancien régime dont la chute n’a pas permis l’examen desdites préoccupations, la Coordination, renseigne Wendyam Zongo, a retransmis aux nouvelles autorités sa plateforme actualisée le 5 octobre 2016.

En dépit de plusieurs concertations avec le gouvernement, la Coordination, note Wendyam Zongo, est restée sur sa faim en ce qui concerne ses revendications. Elle a donc décidé le 11 octobre dernier, d’envoyer un préavis de grève autour de sa plateforme minimale au président du Faso. Le 20 octobre, poursuit M. Zongo, la Coordination a rencontré le ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation qui a marqué son étonnement à ce préavis de grève qui lui paraissait «inopportun» et a exigé aux organisations syndicales de donner les motivations réelles de leur action.

Wendyam Zongo

Toute chose qui n’a pas été du goût de la Coordination qui s’attendait à ce que ce dernier propose des solutions aux préoccupations posées. Ce qui fait dire au coordonnateur que «le dilatoire dans lequel s’inscrit le gouvernement sur les questions qui assaillent le monde de l’éducation et de la recherche traduit une absence de dialogue franc avec les organisateurs des travailleurs».

Or, soutient-il, le système éducatif au Burkina est confronté à de nombreuses difficultés qui s’amplifient au fil des ans. La preuve, les multiples promesses faites d’année en année par le gouvernement, n’ont pas pu faire disparaître les abris précaires sous lesquels les activités éducatives se mènent. Aussi, révèle M. Zongo, bien que représentant plus de la moitié des effectifs des agents de la Fonction publique, le secteur de l’éducation ne bénéficie que d’environ 17% du budget national malgré les luttes menées par les différentes organisations syndicales pour le ramener à au moins 30%.

Refusant d’être témoin de la dégradation du système éducatif, la Coordination a appelé l’ensemble des travailleurs de l’éducation et de la recherche à observer un arrêt de travail de 48h pour exiger la satisfaction de sa plateforme minimale. Cet arrêt de travail à entendre M. Zongo, sera ponctué d’une marche suivi d’un meeting le 26 octobre et d’une conférence publique le 27 octobre à la Bourse du travail.

Madina Belemviré

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