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Effondrement d’une partie de la vieille mosquée de Bobo: les explications du comité de suivi des travaux

Face à la polémique suscitée par l’effondrement d’une partie de la vieille mosquée de Bobo-Dioulasso en pleine réhabilitation, les membres du comité de suivi des travaux ont donné un point de presse le vendredi 12 octobre 2018 à Sya. Objectif, donner les raisons de cette situation et du même coup, faire le point de l’évolution des travaux.

Le présidium lors de la rencontre

En effet, c’est en 2016 que l’idée de réhabiliter la vieille mosquée de Dioulassoba est née. Le but de ce projet, qui a été salué par plus d’un, est non seulement de préserver cette bâtisse mais aussi de la faire inscrire au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Un comité de suivi des travaux de réhabilitation de la mosquée est donc mis en place. Sa mission, rechercher et collecter des fonds, suivre les travaux et assurer le suivi évaluation du projet.

Avec un budget prévisionnel de 500 millions de francs CFA, le projet, selon les conférenciers, devrait s’exécuter en 3 phases. La première phase  consiste en la réalisation de deux hangars de prière et d’un bâtiment pour le bloc sécurité et sonorisation. La phase 2 quant elle concerne la rénovation de la bâtisse de la mosquée et la troisième est relative au pavage de la cour, son aménagement et son assainissement.

Si la phase 1 est entièrement terminée, les travaux sont à présent à la phase 2. Et c’est alors que les travaux de cette phase qui consiste en la rénovation de la bâtisse de la mosquée était à «90%» qu’une partie de celle-ci s’est effrontée, provoquant ainsi l’indignation chez plus d’un.

Amadou Sanogo, président du comité

Contrairement à ce qui se dit, cette situation, selon les conférenciers, s’explique par plusieurs facteurs. «Cette situation malencontreuse intervient à un moment où les travaux sur la bâtisse n’étaient pas totalement achevés consécutivement à la mobilisation disparate des ressources financières mais aussi suite à l’écroulement du minaret nord-ouest qui, faut-il le rappeler, avait été fragilisé quelques années plus tôt par la chute d’une branche du fromager jouxtant la mosquée. A cela s’ajoute la particularité de l’hivernage 2018 et la pluie diluvienne du 29 septembre 2018 qui s’est abattue sur la ville de Bobo» a expliqué Daouda Soura, porte-parole du comité qui, du reste, a ajouté que: «Ce n’est pas la première fois que cela arrive dans la vie de la mosquée».

Des journalistes à la conférence de presse

De la mobilisation des ressources financières, seulement 237 471 795 FCFA ont été mobilisés à la date de l’animation de la conférence de presse et ce, avec une contribution de 125 millions du ministère de la Culture (sur un engagement de 150 millions).

Et cette mobilisation «lente» de ressources ne permet pas selon les conférenciers, une bonne exécution du projet.

Qu’à cela ne tienne, les acteurs impliqués dans ce projet, au cours d’une rencontre tenue après l’incident, ont décidés non seulement de la continuité du projet mais aussi et surtout de la reprise des travaux qui n’ont pas résisté aux intempéries.

Selon les membres du comité, le reliquat du budget à mobiliser devrait servir à boucler le projet par sa troisième phase et ce, après avoir achevé la deuxième.

Cheick Omar Traoré

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