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Elaboration de la nouvelle Constitution: déjà un retard dans le chronogramme

C’est le 28 novembre dernier que la Commission constitutionnelle chargée de la rédaction de la nouvelle loi fondamentale devrait déposer son rapport, précisément un avant-projet de Constitution. Mais elle se fait encore attendre.

Me Halidou Ouédraogo, président de la Commission constitutionnelle
Me Halidou Ouédraogo, président de la Commission constitutionnelle

Installée le 29 septembre dernier, la Commission constitutionnelle avait deux mois pour rendre disponible un avant-projet de Constitution à partir duquel devrait s’enclencher la suite du processus d’élaboration de la nouvelle Constitution censée instaurer le basculement du Burkina Faso dans une Vè République. Mais voilà qu’une semaine après ce délai, aucune trace de ce texte de base.

Que s’est-il passé? Le volume du travail avait-il été injustement apprécié par l’auteur du décret qui a créé cette Commission? La Commission constitutionnelle, a-t-elle manqué de moyens conséquents?

Difficile de croire en cette dernière raison au regard de la promesse faite par le président du Faso lors de l’installation de la Commission. A l’occasion en effet, Roch Marc Christian Kaboré s’est voulu rassurant à l’attention des 92 membres de ladite Commission: «je voudrais vous assurer de mon engagement à créer les conditions d’un bon déroulement de vos travaux». Cet engagement a-t-il été suivi d’effets conséquents? L’on peut raisonnablement répondre par l’affirmative.

Mais le constat aujourd’hui est que la contrepartie se fait encore attendre. Une attente qui a cours alors que les membres de la Commission semblent avoir déposé les stylos. Les rapporteurs des différentes sous-commissions seraient devenus indisponibles au moment où ils devraient particulièrement mouiller le maillot. A croire que quelques individus bloquent la chaîne de machines productrices de la future Constitution, c’est écœurant. Il faut que dans ce pays, l’on ait un respect sacré des délais, surtout dans l’accomplissement des missions, notamment celle de telle portée nationale.

Dans le cas du processus dont il est question ici, tout le monde gagne dans ce respect du délai. Pour peu dire, c’est que le pouvoir du MPP (Mouvement du peuple pour le progrès), semble attendre– cela est du reste normal- l’avènement de la 5è République pour avoir les coudées franches dans son élan de gouvernance au profit du peuple burkinabè. Une gouvernance qui s’inspire évidemment du programme du président élu et dont la mise en œuvre adéquate requiert nécessairement des réformes spécifiques que ne permet pas la loi fondamentale de la IVè République. Il faut qu’on avance!

Paangui Parè

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