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Élections: la campagne est dans les médias et ailleurs

Nettoyez vos oreilles et rincez vos yeux! Vous allez entendre ce que vous allez entendre, voir ce que vous allez voir de la part de certains candidats. Sur les ondes et dans des meetings par terre. Interdit de rire. Mieux vaut un peu de ridicule que les affres de la politique-dénigrement. La bonne nouvelle, c’est que la presse a décidé de rester sérieuse. Avec les candidats de tout gabarit. Poids lourds et poids plumes.

On aperçoit des affiches beaucoup plus sur les arbres
On aperçoit des affiches beaucoup plus sur les arbres

Voilà donc la campagne lancée. Une multitude de formations politiques qui témoignent d’une certaine vitalité démocratique, mais aussi beaucoup d’amateurisme et de petits poids comme partout ailleurs. Ces candidats qui ont tous la prétention (démesurée pour la plupart d’entre eux) de nous diriger vont défendre leur vision politique à travers les médias mais aussi face à des foules de populations dans des lieux publics parfois quasiment vides. Là où se mesure ce que vaut chaque candidat. Et la presse, écrite et audiovisuelle doit accompagner tout cela. Professionnellement.
Informer dans ce cas reste une affaire de vérité, en tout cas des faits. Cette vérité a-t-elle une esthétique? Oui! «La monstration», l’art de faire voir les choses telles qu’elles sont en réalité. Le cadrage mensonger nous montre une foule compacte là où nous n’avons affaire qu’à quelques dizaines de personnes. Ce n’est pas ce genre de candidats qui doit venir après tenir un discours revendicateur, comme quoi les élections seraient truquées… Oui, faut plus qu’on se foute de la presse. On n’est pas là pour bidonner les faits ou servir de couverture à ceux qui ne méritaient pas de se présenter et qui font du forcing. Cela n’a rien de partisan. C’est une question de norme professionnelle. Et quand il y a foule monstre, il faut aussi le montrer avec la description qui sied. Toujours professionnellement! Ce mot n’a rien de prétentieux. Cela signifie que c’est mon métier et que je me dois de le respecter et le faire prendre au sérieux, sans affectation ridicule. C’est simple!
Comment tenir sa plume et son micro en période électorale, on en parle depuis 2002 au moins. Y a pas de gombo à se faire ici. Quand l’alerte est donnée, c’est qu’il faut aider les entreprises de presse, donc les journalistes, à remplir proprement leur mission d’information à l’abri du besoin. Ces appels ne tombent pas dans des oreilles de sourds, mais est-ce qu’il y a une bonne suite donnée sur toute la chaine de l’information? Là est la question. Ce n’est pourtant pas difficile de savoir qui mérite d’être renforcé pour un meilleur rendement! Y a pas que les prix! Encore que certains (oui, cela existe) refusent de se présenter aux prix. A chacun ses raisons! Mais tous doivent pouvoir bien exercer! Exercer et faire des remises en cause de temps en temps, s’interroger humblement sur sa pratique pour avancer.
Les journalistes le font aussi et de plus en plus régulièrement parce que les structures se renforcent. Tant mieux! Toute avancée est bonne à prendre. En politique comme dans les medias. On fait dans le réflexif pour progresser. A chacun son miroir correcteur!
Thomas NIGER

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