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Electrification des zones péri-urbaines: un projet pour réaliser 18 000 branchements

Sous la présidence du ministre d’Etat, ministre de la Sécurité représentant le Premier ministre, du président de la BAD, et en présence du ministre de l’Economie, des Finances et du Développement et de la population du quartier Bonheur-ville de l’arrondissement 7 de Ouagadougou au, le ministre de l’Energie a procédé, ce jeudi 28 septembre 2017, au lancement des travaux du «Projet d’électrification des zones péri-urbaines de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso».

Le directeur du projet expliquant le déroulement des travaux au ministre de la
 Sécurité en compagnie des ministres de l’Energie, de l’Economie, des Finances et du
  Développement ainsi que du directeur de la BAD

Reconnu comme un facteur important de production et un véritable levier de développement socio-économique des Etats, l’énergie reste un problème majeur auquel sont confrontés beaucoup de pays africains.

Au Burkina Faso, l’électricité reste inaccessible à la grande majorité de la population, notamment celle vivant dans les zones péri-urbaines et rurales, qui concentrent plus de 73% de la population totale du pays, contre 23% en zone urbaine. En vue de lutter contre cette inégalité et de permettre aux quartiers lotis et également habités qui ne disposent pas d’électricité à ce jour d’en bénéficier, le gouvernement a élaboré le «Projet d’électrification des zones péri-urbaines de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso».

Le directeur de la BAD, Dr Akinwumi Adesina

D’un coût global de 31 milliards 422 millions de francs CFA, ce projet prévu pour durer quatre ans a été cofinancé à hauteur de 22 milliards six cent soixante millions par la BAD. Le reste du financement provient de l’Etat burkinabè à hauteur de quatre milliards de francs CFA et de la Sonabel pour un montant de quatre milliards, sept cent quarante millions de francs CFA.

Il vise, selon le ministre de l’Energie, El hadj Omar Dissa, à restructurer et à étendre les réseaux de distribution d’électricité dans plusieurs quartiers lotis et habités, mais non encore électrifiés et ceux partiellement électrifiés.

Il a pour but de renforcer les postes de transformation existants, à créer des nouveaux postes de transformation ainsi qu’à réaliser des branchements au profit des populations de ces deux grandes villes. «Les postes de Kossodo, de Zagtouli et Komsilga sont des nœuds d’injection de l’énergie dans les réseaux actuellement. Les lignes qui seront construites dans le cadre du projet vont sortir à partir de ces postes pour alimenter les quartiers qui sont actuellement en attente d’électricité», a expliqué le coordonnateur du projet, Larba Kéré.

Le ministre Dissa poursuit en expliquant que ce projet comporte plusieurs actions visant à renforcer les capacités opérationnelles de la Sonabel par l’acquisition de moyens logistiques, d’équipements d’exploitation, de logiciels de calculs électriques et par la formation des agents d’exploitation et du personnel chargé des études.

Les représentants des différentes couches sociales présents à cérémonie

En plus de cela, poursuit-il, il est prévu un certain nombre d’études qui devraient permettre de proposer des solutions techniques appropriées pour une meilleure structuration du réseau électrique de Bobo-Dioulasso ainsi que les meilleures options pour son extension et de proposer un outil moderne de gestion de ces réseaux, tant à Ouagadougou qu’à Bobo-Dioulasso, afin d’assurer une souplesse d’exploitation et améliorer la qualité du service à la clientèle.

Près de 18 000 branchements sont attendus au terme du projet qui va recouvrir l’ensemble des douze arrondissements de la ville de Ouagadougou et le secteur 30 de la ville de Bobo-Dioulasso à entendre Larba Kéré.

Mais, précise-t-il, après ce projet, la Sonabel pourra continuer à réaliser les branchements pour raccorder le maximum de la population.

Tout cela réjouit le directeur de la BAD, Dr Akinwumi Adesina, pour qui l’électricité est comme le sang dans le corps. «Si vous avez le sang dans le corps, vous avez la vie, sinon vous n’avez rien. Il faut changer la qualité de vie des peuples et je pense que ce projet va transformer la communauté de Bonheur-ville et la combler vraiment de bonheur», est-il convaincu.

Au lieu d’utiliser les groupes électrogènes avec le carburant, Dr Adesina pense qu’il faut utiliser l’énergie solaire qui a été donnée gratuitement par Dieu.

Madina Belemviré

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