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EN HÉCHOS: FRANÇOIS DE SALLES OUÉDRAOGO 

François de Salles Ouédraogo: ancien Directeur général de la Sonabel

Cahin caha, la période de canicule est en train de partir sans les traditionnels délestages massifs qui avaient cours depuis des années maintenant en ce temps. C’est vrai que les coupures de courant sont toujours d’actualité, mais elles sont de moins en moins de longue durée. La Sonabel a réussi cette performance sous la direction de François de Salles Ouédraogo qui vient de céder, ce 03 avril, le fauteuil de directeur général à Baba Ahmed Coulibaly. Arrivé à la tête de la Société nationale burkinabè d’électricité (Sonabel) à la fin de l’année 2014, il a trouvé une société malade qui cumulait les déficits et peinait à satisfaire la demande. En 5 ans de gestion, il est parvenu à redresser la boîte, en plus du fait qu’il a engagé des investissements qui vont bientôt mettre un terme au calvaire des clients de la nationale de l’énergie. En effet, ce 15 mai, la centrale mixte installée à Gounghin par un privé va injecter dans le réseau national interconnecté une puissance supplémentaire de 50 MW. Avec les autres investissements en cours, on peut dire que le nouveau DG hérite d’une société en plein essor. Etant également un pur produit de la maison comme son prédécesseur, nous avons la faiblesse de penser que les dirigeants sortis des rangs ont une meilleure vision pour la société.

 

EN ZÉCHOS: RENÉ BESSOLE BAGORO

René Bessolé Bagoro: Grade des Sceaux, ministre de la Justice. Le Burkina Faso a mal à sa justice. Depuis quelques temps, la Justice vivotait; aujourd’hui, elle a même rendu l’âme, puisque toutes ses activités sont bloquées. Tous les personnels de cette institution sont ‘’fâchés’’ contre leur ministre. Grades de sécurité pénitentiaire, greffiers, magistrats, avocats, ont tous une récrimination à l’endroit de Bagoro, pourtant leur camarade. Les prévenus et les détenus devraient en avoir également gros sur le cœur. Si les avocats se sont sentis obligés de descendre dans la rue puis de suspendre carrément leurs activités pour contraindre l’exécutif à remettre la justice sur les rails, c’est le comble. C’est vrai que la non-tenue des audiences leur fait perdre des revenus mais il faut voir le sens du geste. Et le ministre devrait en tirer toutes les conséquences. Le Rocco est ‘’trop catholique’’ pour abandonner un compagnon. Mais pour la Patrie et son honneur propre, ce compagnon devrait lui faciliter la tâche. Simon, Clément, Rosine et Bouda ont accepté d’être mis à l’écart du gouvernement pour arrêter des crises. Même si la démission de Bagoro ne va pas résoudre profondément la crise, elle peut au moins redonner un souffle à l’institution judiciaire.

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