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Enlèvements d’enfants à des fins sacrificielles: ça n’arrive pas qu’aux autres!

L’enlèvement du petit Bouba à Abidjan puis de Modibo Coulibaly à Bamako, tous retrouvés morts dans des conditions traumatisantes et à des fins sacrificielles interpelle l’opinion publique africaine face à une réalité atroce: le kidnapping d’enfants dans les rues, à l’école et même dans les familles, à des fins criminelles. Si le phénomène n’est pas nouveau, il prend de l’ampleur surtout ces derniers temps et personne n’est épargnée. Que ce soit à Abidjan, à Lomé, à Bamako, à Cotonou ou à Ouagadougou, s’imaginer que des ravisseurs kidnappent des tout-petits et les exécutent froidement, plonge les populations dans l’effroi. Ces actes criminels ne laissent personne indifférent. Aussi est-il temps de s’unir pour lutter contre ce nouveau fléau par la sensibilisation et la communication, la vigilance ainsi que le renforcement des peines pénales à l’encontre des criminels.

L’assassinat du petit Bouba a choqué plus d’une personne au-delà des frontières de la Côte d’Ivoire

Il n’y a pas un seul jour où sur les réseaux sociaux l’on ne reçoit pas d’annonce évoquant un égarement ou un enlèvement d’enfant. Tout simplement parce que, par cupidité, il y a des gens dans nos sociétés qui sont toujours prêts à vendre leur âme au diable. Ainsi, pour des postes juteux en politique, dans une grande entreprise ou institution internationale, ils sont disposés à satisfaire les prescriptions criminelles de leur marabout et vendeur d’illusions. Mues par leurs objectifs égoïstes et macabres, sacrifier un enfant devient pour ces personnes avides d’argent facile, un jeu d’enfant, quitte à ce que les parents soient dans le désarroi.

Des enfants, garçons ou filles, entre 5 et 10 ans sont ainsi kidnappés, puis retrouvés dans des conditions effroyables et horrifiantes. Des mutilations d’organes, egorgements, recueils de sang, sont habituellement les pratiques exercées sur les pauvres et innocentes victimes.

Face à ces sacrifices humains, cruels et criminels, personne n’est épargné. Sans doute parce que l’idée selon laquelle la richesse et le pouvoir se construisent sur du sang est en train d’être mise en pratique par des réseaux sataniques. C’est bien ceux qui sont convaincus par ce slogan macabre qui font payer à nos enfants innocents le prix fort.

Partout, faisons donc attention aux enfants dans la rue, sur la route de l’école, à la maison, dans les espaces de jeux, partout, ils doivent être suivis ou accompagnés par une personne responsable et dont la présence peut servir de dissuasion pour les prédateurs d’enfants.

Le présumé assassin du petit Bouba, dont le meurtre odieux a fait trembler la toile

Ces tristes drames relancent le débat sur les lois de la protection des enfants dans les pays africains ainsi que sur le renforcement des peines pénales à l’encontre des ravisseurs et des agresseurs. Certes, les dispositions doivent être prises par les Etats pour la protection des enfants, mais rien ne remplacera la vigilance des parents.

Ce nouveau phénomène après celui des viols collectifs fait dresser les cheveux sur la tête tant il montre à quel point l’homme peut devenir un loup pour son prochain sans défense.

Il est bon de savoir que la plupart des enlèvements se déroulent souvent selon des procédés pratiquement similaires et essentiellement axés sur la mise en confiance des petites victimes.

Aujourd’hui, la nécessité de mettre en place une véritable stratégie de prévention contre les enlèvements des enfants s’impose. Sinon le phénomène pourrait, par son ampleur, créer une psychose sociale généralisée et ingérable.

Théophile MONE

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