Accueil » Société » Entrepreneuriat féminin: une course cycliste pour magnifier la femme battante

Entrepreneuriat féminin: une course cycliste pour magnifier la femme battante

Dans le cadre du lancement de ses activités annuelles, le Bureau exécutif de l’association African Women leaders a organisé le samedi 11 mars 2017 au stade du 4 Août, une course cycliste féminine dénommée AWL Tour. A travers cette activité sportive qui est la deuxième du genre, l’association a voulu magnifier la femme battante et entreprenante.

Chacune se bat pour remporter le premier prix
Chacune se bat pour remporter le premier prix

«Inciter les femmes à se réveiller et mettre en pratique leur potentiel pour pouvoir générer des revenus». Tel est le message que l’association African Women leaders a voulu porter à l’endroit des femmes à travers la course cycliste féminine à laquelle 27 femmes de plusieurs arrondissements ont pris part. Après avoir parcouru 7 tours du stade, soit 5 kilomètres, c’est Yempgbila Bilgo de l’arrondissement 11 qui s’est détachée du lot en arrivant première à la ligne d’arrivée.

Le parrain de la cérémonie remettant le trophée à la gagnante de la course cycliste en présente de la coordonnatrice d'African Women leaders
Le parrain de la cérémonie remettant le trophée à la gagnante de la course cycliste en présente de la coordonnatrice d’African Women leaders

Pour la coordonnatrice de l’association, Marie Hermann Coulibaly, la première édition a permis à sa structure d’admirer le courage et la combativité de plusieurs participantes. La preuve, se souvient-elle, la concurrente placée première l’année passée a dû terminer la course en portant son vélo à cause d’une panne survenue à quelques mètres de la ligne d’arrivée. «Elle a tenu à terminer sa course en dépit des difficultés rencontrées et c’est cet esprit que nous voulons développer en chaque femme afin qu’individuellement ou collectivement, à travers les associations, nous puissions relever le défi de l’autonomisation de la femme et lutter contre la pauvreté», a-t-elle souhaité. Cette deuxième édition s’inscrit donc dans cette logique, afin d’inspirer les femmes par cette volonté à vouloir toujours aller au bout de leur action à l’instar des sportifs.

Pour Mme Coulibaly, aujourd’hui les gens ont une idée arrêtée de entrepreneuriat. «Quand on parle entrepreneuriat, ils voient un bâtiment, des mobiliers de bureau…», a-t-elle relevé. Mais soutient-elle, entrepreneuriat c’est d’abord un concept que l’on développe. «Chaque femme quelque soit son niveau d’éducation, de vie, peut être entrepreneure sans avoir de gros diplômes et un bureau», a-t-elle assuré avant d’ajouter que le mobilier vient après. «Nous disons donc aux femmes qui sont dans les coins les plus reculés qu’il est tant de se lever et de concrétiser leur objectif, car on a trop parlé; on veut des résultats maintenant».

Les autres femmes qui n'ont pas gagné n'ont pas été oublié
Les  femmes qui n’ont pas gagné la course n’ont pas été oubliées

Le parrain de la cérémonie, le directeur de la micro assurance au sein du groupe UAB assurance, Emmanuel Toé, a confié que le dynamisme de l’ONG et son travail abattu sur le terrain a poussé sa structure à la soutenir. Il s’est réjouit donc de la bonne tenue de cette activité: «Elle fut belle, belle pour l’esprit de dépassement de soi et de combativité que chacune des participantes nous a donnés de voir, de l’esprit fair-play».

En rappel, l’ONG a été créée en octobre 2015 et reconnue officiellement en 2016. Elle s’est fixée pour objectifs de lutter contre la pauvreté en passant par les associations féminines et en développant entrepreneuriat féminin qui est vu comme une chose inaccessible. Aujourd’hui grâce à son accompagnement, des associations sont devenues des cadres d’échanges pour les femmes qui ont la possibilité de donner des micros crédits à leurs membres grâce à leurs propres actions.

Madina Belemviré

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *