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Entrepreunariat des femmes: Etudiantes, elles ont déjà leur place dans le monde des affaires

La femme joue un rôle non négligeable dans la société en tant qu’opératrice incontournable dans la lutte contre la pauvreté. Dès leur jeune âge, certaines étudiantes l’ont compris et ont décidé de prendre leur indépendance financière. Entre études et commerce, elles se battent au quotidien pour rendre leurs parents fiers d’elles.

Cornelia Jessica Batabé confiante  sur son chémin entrepreneur

Refusant de croiser les bras et de compter uniquement sur l’aide de leurs parents, elles sont nombreuses les étudiantes qui à côté de leurs études, ont décidé d’entreprendre.

De la vente des mèches à la confection de perruques en passant par le maquillage et autres, chacune essaye à sa manière d’être indépendante financièrement. C’est le cas de Cornélia Jessica Batabé, qui a toujours été passionnée par la mode.

J’aime la mode, j’aime ce qui est beau. Depuis plus jeune, je suis attirée par la couleur rose, les vêtements et accessoires glamour et chics. Que ce soit en prêt à porter ou en tenue sur mesure,  j’ajoutais toujours ma touche personnelle qui rendait la tenue unique. Du coup j’avais plusieurs personnes qui appréciaient et qui demandaient toujours où elles pouvaient se procurer la même”, raconte-t-elle.

Consciente de la fibre entrepreneuriale qu’elle a en elle, Mlle Batabé a décidé de se lancer dans la mode et soutient-t-elle, “je ne regrette pas”. La preuve, récemment diplômée en gestion de projets, aujourd’hui, Cornélia Jessica Batabé, est la créatrice de la marque de vêtements burkinabé A’ssolan qui signifie “j’aime la mode”.

Mathilda Deo Gracias Bonkoungou

A l’entendre, “je suis aujourd’hui à ce stade grâce surtout à la foi et à la persévérance. Je ne suis pas du genre à avoir une déception et à m’apitoyer sur mon sort. J’en fais ma force et je vais au-delà de ce que j’ai déjà accompli”, a-t-elle insisté tout en invitant les jeunes filles de son âge à se fixer un objectif et à se donner les moyens d’y arriver sans compter sur qui que ce soit.

Comme Mlle Batabé, Mathilda Déo Gracias Bonkoungou, étudiante en troisième année de médecine a aussi décidé de prendre son destin en main. Passionnée de maquillage, c’est depuis la classe de seconde qu’elle a commencé à vendre des gâteaux qu’elle faisait elle-même, les sacs à main, mèches…, afin de s’assurer un minimum d’indépendance. “Etant l’aînée de ma famille, je devais donner l’exemple à mes cadettes à travers mes résultats scolaires et mon esprit combatif”, a-t-elle soutenu.

Olivia Anémone Wendemi Kientga

Après son Bac, elle a choisi comme branche la médecine et de poursuivre son rêve de devenir maquilleuse, pour, explique-t-elle:  “J’aimerai par mon futur statut de médecin contribuer à la bonne prise en charge de tout citoyen. Et par le maquillage qui est plus qu’une passion pour moi,  je veux travailler sur le côté psychologique de mes clientes, leur redonner confiance en elles en leur faisant prendre conscience  qu’elles sont aussi belles que ces femmes qu’elles voient à la télévision ou ailleurs”.  Ainsi, elle encourage toutes les filles de son âge, à ne pas attendre un financement quelconque de qui que ce soit pour commencer une activité, surtout qu’il n’y a pas d’âge pour commencer à entreprendre. “ On ne devient pas riche en se contentant de son salaire. Ceux qui arrivent en tête du classement sont ceux qui ont accepté d’abandonner le confort de leur soit disant stabilité pour se lancer dans ce que les autres appellent activités instables”, a soutenu Mlle Bonkoungou.

Même si ce n’est pas facile de jongler entre les études et le commerce, certaines arrivent quand même à tirer leur épingle du jeu. “Je suis quelqu’un de très ordonné et calculatrice. J’aime bien tout programmer. Je peux dire que ça aide parce que j’ai un temps pour étudier et un temps pour mes publications sur les réseaux sociaux. Et quand j’ai un arrivage et que je sais que je vais perdre une journée entre la réception du colis et l’organisation des livraisons,  j’essaye d’anticiper en bossant plus longtemps les jours avant”, a révélé Olivia Anémone Wem  Kientga, étudiante en 5ieme année de médecine qui excelle dans le commerce des mèches et habits pour femme en ligne. “Bon en gros je vends tout ce que je peux vendre sauf l’homme. Je fais également la coiffure, la confection et la pose de perruques”, a-t-elle insisté.

Madina Belemviré

 

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