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Etalons du Burkina ou le bon exemple qui nous fait rêver en grand

Au-delà du sport, la qualification des Etalons en demi-finale de la CAN 2017 au Gabon a résonné comme un facteur d’unité et d’auto-estime dans le Pays des Hommes intègres en quête d’unité nationale.

Quatre matches de la sélection nationale auront suffi pour prouver, si besoin en était encore, que le football est bel et bien un facteur de cohésion.

A l'image du onze national, le Burkina peut rêver, rêver en grand!
A l’image du onze national, le Burkina peut rêver, rêver en grand!

Il suffit de constater la communion des Burkinabè autour de leur onze national: un engouement qui brise toutes les différences. Le football a un pouvoir fédérateur et mobilisateur. L’euphorie qu’il suscite en fait un nouvel «opium du peuple». Il y a un bonheur quand on gagne. Car c’est d’abord le pays tout entier qui gagne et son flambeau hissé haut. La mobilisation des Burkinabè, unis comme un seul homme, derrière l’équipe nationale de football, le démontre à souhait.

C’est le moment où tout le monde fait fi des clivages traditionnels, pour un seul et même objectif: pousser notre équipe à la victoire.

Le football réussit là où toutes les politiques en faveur de la cohésion nationale échouent. Malgré tout ce qu’on dit de l’exploitation et de la récupération que peuvent en faire les dirigeants, le football demeure donc un puissant facteur de paix. Au moment où les Burkinabè ont du mal à se réconcilier véritablement, on voit que le sport, comme par miracle, réussit à les unir.

Le football aide en termes d’auto-estime, d’énergie psychologique. Beaucoup de gens ont payé  et revêtu avec fierté le maillot des Etalons pour défendre l’équipe mais aussi défendre le pays en tant que nation. Ces comportements contribuent à montrer un autre visage du pays et à défendre des images positives du Burkina. On peut rêver, rêver en grand. Et cette leçon, nous l’avons apprise des Etalons.

Reste à travailler comme la sélection de football de notre cher pays. En effet, nous pouvons tous réussir si nous travaillons, comme le onze national, pour être unis.

C’est le lieu de dire qu’en plus du football, le Burkina doit travailler au développement d’autres disciplines. Car, force est de constater que tous les moyens sont mis dans le football, au détriment des autres disciplines qui pourraient cependant nous apporter des lauriers. Il y a une véritable diplomatie du sport qui peut rapporter gros en termes de visibilité. C’est pourquoi la politique nationale sportive doit développer toutes les potentialités dont dispose le Burkina Faso.

Théophile MONE

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