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Ex-agents de la BND: déçus par la réponse du HCRUN

Les agents déflatés de la Banque nationale de développement (BND) ne sont pas contents de la réponse que leur a adressée le Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN). Ils ont approché cette structure afin de solliciter son concours pour le paiement intégral des sommes qui leur sont dues dans le cadre de la convention signée entre l’Etat et les agents au moment de la liquidation.

Léandre Bassolé, président de HCRUN

La Banque nationale de développement (BND) était la première société d’Etat du Burkina Faso. A la faveur de l’engagement du Burkina Faso dans les Programmes d’ajustement structurel (PAS), il a été décidé de la privatisation de plusieurs sociétés d’Etat dont la BND. Il s’agissait pour l’Etat de se désengager de certains secteurs. Pour cela, les sociétés d’Etat étaient soient liquidées soient privatisées afin de faire place au secteur privé. Déjà, dès le 30 novembre 1990, la banque va connaître une restructuration avec la nomination d’un Français comme administrateur provisoire. La frustration grandissait au sein des travailleurs. L’administrateur provisoire va demander des départs volontaires à la retraite. 36 personnes se porteront volontaires parce que voyant la fin de la société venir. La BND mettra finalement la clé sous le paillasson en 1994 avec sa liquidation totale.

Selon les accords signés entre les salariés et l’Etat, en plus des droits réels, il était prévu le versement de 60 mois de salaires. Mais les ex-travailleurs ne recevront que 24 mois. Une situation incompréhensible puisque leurs collègues qui ont subi le même sort à la Caisse générale de péréquation des prix (CGP) auraient reçu 46 mois de salaires, en plus des droits réels. En rappel, la CGP a été liquidée afin de faire place à la libre concurrence.

Ces ex-travailleurs se sont donc adressés au HCRUN dans l’espoir de rentrer en possession des sommes restantes à payer. Mais selon certains d’entre eux que nous avons contactés, le HCRUN a exigé qu’ils apportent des preuves de ce qu’ils avancent. Une réponse qui ne semble pas les satisfaire. Ils espéraient que le HCRUM use de ses prérogatives afin de retrouver les archives et les fonds de dossiers de la banque; la BND était avant tout une société d’Etat et le gouvernement garant des archives. 24 ans après, ils ne sont pas nombreux ceux qui vivent. Et même ceux qui sont toujours en vie n’ont pas eu accès au fameux accord signé en ce temps-là. Ces ex-travailleurs de la BND ne savent plus à quel saint se vouer. Pour cela, ils lancent un appel à toute personne qui détiendrait des archives de cette affaire de se manifester afin que le traitement du dossier aboutisse.

Abouga Tagnan

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