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Exercice de libération d’otages: l’Unité spéciale d’intervention de la Gendarmerie nationale abat trois terroristes

L’Unité spéciale à pied d’œuvre pour libérer les otages dans le bâtiment

Après avoir pris part aux exercices dénommés «réaction à l’embuscade, démonstration de précision et de confiance effectués par les militaires maliens», les hommes de médias ont assisté, mercredi, à un exercice de libération d’otages exécuté par l’Unité spéciale de formation de la Gendarmerie nationale au Grand calao à Ouagadougou. Cet exercice s’inscrit dans le cadre de l’exercice Flintlock 2018.

Les éléments devant l’hôtel

Dans le cadre de l’exercice militaire multilatéral Flintlock, l’Unité spéciale de formation de la Gendarmerie nationale a simulé un exercice de libération d’otage au Grand calao situé à 300 mètres avant le tournant de l’hôpital Blaise Compaoré. L’intérêt d’une telle opération, explique le commandant de l’Unité spéciale, Evrard Somda, consiste à former «nos hommes» sur une attaque de type terroriste sur une cible qui peut être différente. «Ça peut être dans un restaurant, un hôtel ou endroit fréquenté par nos publics», a-t-il commenté, tout en révélant que cet exercice a été bénéfique. «Nous l’avons fait avec nos partenaires espagnols et américains et cela nous a permis de partager les techniques», a-t-il indiqué.

Rodrigue Gaona, garde civil de l’Unité du groupe d’action rapide

Débuté à 9h40, l’opération a consisté en une libération d’otages dans un bâtiment R + 1 ainsi qu’au rez-de-chaussée. Elle a pris fin aux environs de 10h05, soit 25 minutes d’intervention.

Comme bilan, trois terroristes ont été abattus et deux éléments de l’Unité spéciale blessés. «Nous sommes très satisfaits parce que ça été l’occasion pour nous d’apprendre des techniques venant d’autres pays qu’on va essayer d’ajouter aux nôtres afin de nous améliorer», a conclu le chef d’escadron Evrard Somda.

La photo de famille

Cet avis est partagé par Rodrigo Gaona Gar, civil de l’Unité groupe d’action rapide, qui a témoigné sa satisfaction d’avoir partagé ses expériences avec la Gendarmerie nationale et aussi avec les Américains. «Nous avons fait beaucoup d’exercices, des exercices réels et nous sommes contents parce que nous avons appris beaucoup», a-t-il noté, rappelant que c’est toute l’importance de Flintlock: partager les informations, les techniques.

Il faut noter que pour cette année 2018,  l’exercice multinational Flintlock est abrité par le Burkina, le Niger et le Sénégal. Il rassemble environ 1 500 membres des forces spéciales armées de plus de 20 pays africains et leurs partenaires occidentaux. Renforcer les capacités des pays participants à lutter contre les organisations extrémistes violentes, à protéger leurs frontières, à assurer la sécurité et la sureté de leurs populations sont ses objectifs recherchés.

En plus de cela, Flintlock a pour vocation d’être un cadre pour renforcer les partenariats entre les forces d’opérations spéciales des pays africains et occidentaux, en augmentant leur habileté à travailler ensemble pendant des opérations multinationales et en réponse aux crises.

Madina Belemviré

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