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Exploitation et travail des enfants : La Première Dame du Burkina et ses sœurs d’Afrique de l’Ouest et du Sahel disent «NON!»

Sika KABORE au milieu de ses soeurs

Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire, a abrité du 17 au 18 octobre 2017, la conférence des Premières Dames de l’Afrique de l’Ouest et des pays du Sahel.

Réunies autour du thème central de la lutte contre l’exploitation et le travail des enfants, les Premières Dames d’Afrique de l’Ouest et du Sahel ont pris d’importants engagements en faveur du bien-être et de la promotion des enfants.

Arrivée à Abidjan dans la matinée du 18 octobre 2017, pour participer à cette conférence, la Première du Burkina, Mme Sika KABORE, épouse du président du Faso, a apposé sa signature au bas d’une déclaration qui est désormais la stratégie commune des Premières Dames pour lutter efficacement contre les violences, la traite, l’exploitation et le travail des enfants d’Afrique. En d’autres termes, les Premières Dames s’engagement à soutenir respectivement leurs pays pour combattre et éliminer les pires formes de maltraitance et de souffrances subies par les enfants.

La photo de famille des Premières Dames avec les chefs de délégations
Lors des travaux

En sa qualité de présidente du Comité national de surveillance des actions de lutte contre la traite, l’exploitation et le travail, Mme Dominique OUATTARA de Côte d’Ivoire a indiqué que la déclaration signée par les Premières Dames de l’espace CEDEAO et des pays du Sahel, constitue un grand avantage pour les Etats engagés dans la réalisation des Objectifs de Développement Durable d’ici à 2030, d’où la nécessité de placer la question de la protection de l’enfant au cœur des programmes de développement.

En effet, Mesdames Sika KABORE du Burkina Faso, Dominique OUATTRA de Côte d’Ivoire, Rebecca AKUFO-ADDO du Ghana, Aminata Maiga KEITA du Mali, Mariem Mint AHMED de la Mauritanie, Lala Malika Issoufou MAHAMADOU du Niger, Marième FAYE SALL du Sénégal, Sia Nyama KOROMA de la Sierra-Leone, et les représentants des autres épouses de chefs d’Etats du Tchad, de la Guinée Conakry, du Nigéria, du Bénin, du Togo, de la Guinée-Bissau, du Libéria et du Cap-Vert viennent d’amorcer une nouvelle phase dans leur lutte contre le travail des enfants d’Afrique. Cette lutte passe par la prévention, la sensibilisation et la communication. Il s’agira pour ces Premières Dames, de soutenir la liste des travaux interdits aux enfants, d’organiser des campagnes commémoratives des journées statutaires relatives à la promotion des droits et à la protection des enfants, de susciter auprès des pouvoirs publics et des populations le plaidoyer en faveur de la gratuité obligatoire des soins de santé et de l’école pour tout enfant jusqu’à l’âge de 16 ans, etc.

La Première Dame avec des délégués burkinabè. On reconnaît l’ambassadeur du Burkina à Abidjan à l’extrême gauche

Juste après la clôture de cette conférence consacrée à l’exploitation, les Premières Dames d’Afrique ont mis le cap sur la question de l’autonomisation des femmes et du dividende démographique. Mme Sika KABORE et ses sœurs d’Afrique se sont penchées sur cette question d’actualité dans la salle des fêtes de l’hôtel Ivoire d’Abidjan.

Au terme de leurs réflexions, une campagne régionale de communication pour le changement social et comportemental a été lancée dans le but d’aboutir à l’autonomisation des femmes et des filles. La mise en œuvre de ce projet d’autonomisation des femmes et du dividende démographique au Sahel «SWEDD» est dorénavant effective dans les six pays que sont le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Niger, le Mali, la Mauritanie et le Tchad. Financé par la Banque Mondiale à hauteur de 104 milliards de F CFA, le projet SWEDD va accélérer la croissance économique, réduire les inégalités et la pauvreté, et améliorer les conditions de vie des femmes et des filles.

 

Issouf ZABSONRE

Ambassade du Burkina

Côte d’Ivoire

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