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Facebook exprime-t-il plus de haine que d’amour?

«Antoine W Dabilgou quelqu’un qui n’a pu être élu député sauf à etre propulsé présisent du cnd peut il remplacer salif? c’est une insulte à la mémoire de salif

Nadié Drissa Si vous avez rien a dire de bon fermez votre page. Cheriff est-il député ??? Par quelle stratégie il vas devenir président de l’Assemblée?

quel genre de pays même ?

Modre Hamid Tu oublies que mr si n est pas député.

Akim Evrad Chérif était t’il Suppléant de qui ???

Si vous voulez une autre insurrection amusez vous avec ce jeu vous nous trouverez sur votre chemin» [sic]

Nous publions, in extenso, ces quelques réactions parmi tant d’autres recueillies suite à la publication de l’article de Les Echos du Faso intitulé «Chériff Sy, le remplaçant de Salif Diallo?» (http://lesechosdufaso.net/cheriff-sy-remplacant-de-salif-diallo/).

Nous prenons ces exemples pour illustrer comment le Burkinabè est devenu un être nouveau, un hybride entre l’Homme et une espèce non encore identifiée.

Cet hybride se rencontre sur les réseaux sociaux, notamment Facebook. Il a une réaction épidermique, la critique facile et méchante. Malheureusement, ce type de citoyen a également pignon sur rue, en circulation. Si bien que la réconciliation nationale, tant recherchée, restera une arlésienne, si des citoyens doivent y participer avec un tel esprit.

Chaque Burkinabè doit mener son introspection, faire son examen de conscience, se demander si c’est lui le problème ou la solution, pardonner et accepter le pardon, si nous voulons recoller les morceaux de ce pays que nous avons mis en état de désintégration par nos actes d’incivisme et d’intolérance.

La mort de Salif Diallo a démontré que cela est possible, puisque l’unanimité a été faite sur la vie utile que l’illustre disparu a vécue au service de son pays. Par conséquent, le monde des médias a un grand rôle à jouer dans cette opération de changement de mentalités et de comportements. Il doit communiquer et diffuser les sujets sur les vertus de l’unité nationale, de la cohésion sociale, de la tolérance et du civisme.

Car le Burkinabè de l’après insurrection doit se réconcilier avec ses voisins, ses collègues, ses frères et sœurs. Il doit respecter ses parents, ses aînés, sa hiérarchie, l’autorité et son prochain.

La presse, dans son ensemble, doit donc travailler inlassablement à répéter cela aux lecteurs, auditeurs et téléspectateurs. Nous devons donner l’exemple. Au contraire de ce que certains, comme Antoine Dabilgou l’a fait ici, en écrivant un commentaire en total déphasage avec l’article. Antoine Dabilgou est un confrère, malheureusement dominé par son côté dirigeant de parti politique. Mais nous osons espérer qu’ils sont nombreux, les lecteurs qui ne nous feront pas ce mauvais procès d’insulte à la mémoire de Salif Diallo en pensant que Chériff Sy peut le remplacer dans leur Yatenga natal.

Si Dabilgou avait eu la patience de lire l’article, s’il avait vu le point d’interrogation qui finit le titre, il aurait su qu’il y est écrit que «En fouillant et refouillant, moi Mounafica, j’ai trouvé la carte remplaçante: il s’agit de Chériff Sy. Non pour la présidence de l’Assemblée nationale, car il n’a pas la qualité de député et officiellement il n’a pas pris la carte du MPP.»

Du coup, tous ceux qui ont pris des raccourcis à partir de son commentaire pour tirer ou même injurier les animateurs du journal auraient civilisé leurs commentaires. Comme Nadié Drissa.

Beaucoup d’intervenants sur Facebook sont des paresseux et ne lisent pas les articles et autres commentaires, avant de se jeter à bras raccourcis sur des personnes de bonne foi. D’autres ne savent pas lire, si bien qu’ils ont des difficultés de compréhension. On peut les comprendre.

C’est notre métier d’informer, de sensibiliser et de participer au débat politique, avec nos certitudes et incertitudes, cher ami Omar Désiré. Donc, on ne va pas quitter dans ça, on va y mettre les pieds tchuru, comme dirait mon parent kasena!

Dabilgou a atteint son objectif, mais nous ne nous laisserons pas déstabiliser par des commentaires aussi creux que vaseux, mêmes injurieux. Nous aurons la politesse de ne pas répondre à des propos désobligeants car nous n’avons pas la science infuse comme certains prétendent en avoir. Vous tous qui avez commenté l’article sans le lire, ayez la gentillesse et surtout l’humilité de le lire. Et de lire toute autre publication, avant de réagir.

Mais enfin, nous allons positiver avec Sylvain Maréchal pour qui «La haine est bien souvent la fille d’un amour excessif.»

Hidogo

Un commentaire

  1. Bien dit,la sagesse africaine enseigne’la parole se prend,quand il le faut’c’est phylosophique, instructif,car sauté pieds joints dans un débat sans avoir au préalable pris connaissance des tenants et aboutissants est tout simplement ‘B^te’ et ‘méchant’,sans être journaliste j’ai appris au fil du temps qu<e la titraille est la vitrine,l'appel des clients,un bon titre sur un article moyen sera plus lu qu'un bel article avec un titre bâteau.Merci Les echos pour avoir donné ce coup de pieds dans la fourmilière des réseaux sociaux où derrière son clavier chacun pense avoir inventé la roue….Ce que dabilgou a fait est très dangereux,on ne réagit pas à un article sans le lire et relire,c'est tout simplemnt une attitude d'intellectuel

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