Accueil » Défense-Sécurité » FAN: l’Ecole militaire technique de Ouagadougou forme 19 sous-officiers pour occuper les postes d’expert

FAN: l’Ecole militaire technique de Ouagadougou forme 19 sous-officiers pour occuper les postes d’expert

Au nombre de 19 sous-officiers, la 10e promotion du stage de Certificat technique de premier degré a effectué sa sortie officielle vendredi à l’école militaire technique de Ouagadougou (EMTO). Placée sous la présidence du commandant du Groupement central des armées, le colonel-major Moïse Minoungou, les 19 stagiaires ont été jugés aptes à occuper l’emploi d’expert au sein de leur formation.

Le présidium lors de la cérémonie de fin de formation
Le présidium lors de la cérémonie de fin de formation

«Le diplôme à l’EMTO ne s’obtient pas, mais se mérite». C’est avec cette conviction que les 19 stagiaires dont un personnel féminin ont réussi leur formation en engrangeant de bons résultats. Issus de 12 pays différents, les 19 sous-officiers ont, pendant 25 semaines de formation qui a débuté le 30 janvier, acquis des connaissances sur la manipulation et la programmation des appareils de dépannage, des divers postes émetteur,…

Le directeur des études, le lieutenant-colonel Fabrice Hecht
Le directeur des études, le lieutenant-colonel Fabrice Hecht

L’objectif étant selon le directeur des études, le lieutenant-colonel Fabrice Hecht, de leur permettre de réaliser des actes de maintenance simples, de participer aux visites techniques et aux revues, de diriger une équipe de réparation et d’assumer la fonction d’adjoint au chef d’atelier transmission d’une formation… Objectif atteint selon le directeur des études, au regard des résultats obtenus. «Tous les stagiaires ont été jugés aptes à occuper cet emploi d’expert au sein de leur formation», s’est-il réjoui.

Le colonel-major Minoungou Moïse remettant le diplôme au major de la promotion
Le colonel-major Minoungou Moïse remettant le diplôme au major de la promotion

Toutefois, malgré ces résultats satisfaisants, le lieutenant-colonel Hecht a instruit les stagiaires de ne pas se contenter de ce qu’ils ont appris. «Demain vous ne serez plus des stagiaires, mais en situation au quartier ou en opération. Capitalisez vos acquis en approfondissant vos connaissances et en acquérant davantage d’expériences», a-t-il recommandé.

Le colonel-major Minoungou Moïse remettant le diplôme au major de la promotion
Photo de famille

Une vision totalement partagée par le commandant du Groupement central des armées, le colonel-major Moïse Minoungou qui, en sa qualité de président de cérémonie, a informé les stagiaires que leurs diplômes n’auront de valeur que sur le terrain. «Vous êtes tous issus des pays africains, vous savez que nos pays sont très pauvres. Nous n’avons pas la solution des pays riches où quand un appareil est en panne, on l’abandonne et on prend un neuf. Dans aucun de nos pays on ne peut se permettre cela.», a soutenu le colonel-major Minoungou. Quand un appareil tombe donc en panne, «c’est à vous de développer des initiatives pour le réparer et le remettre dans le circuit», s’est-il exprimé.

Le major de la promotion, le sergent-chef Mahamane Sani Abouba du Niger a exprimé sa joie d’avoir reçu une telle formation. «Quand je suis venu au tout début j’étais comme un aveugle, c’est comme si je n’avais rien vu de la technique, mais j’ai eu les yeux maintenant car j’ai acquis les compétences».

Idem pour la seule femme de la promotion, le sergent-chef Mengue Dyna Flore de la marine nationale gabonaise qui a bien accueilli cette formation. «Je suis technicienne de départ, j’ai évolué dans ce milieu, donc je n’ai fait que suivre ma spécialité», a-t-elle conclu.

Madina Belemviré

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *