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Faso Future Geeks, troisième édition: après cinq semaines de formation, des enfants réussissent à fabriquer des robots au Burkina

Les rideaux de la 3ème édition du Faso Future Geeks,  un programme vacances d’initiation à la programmation informatique conçu par « KeoLID  innovation Hub » au profit des enfants de 08 à 24 ans sont tombés dans la matinée du samedi 31 août 2019, à Ouagadougou. Après une formation d’initiation de cinq semaines ces enfants  ont reçu des connaissances  pratiques dans la programmation par bloc et en robotique, la maitrise de l’ordinateur et les outils de base tels que Word, Excel, Powerpoint. A la fin de cette formation, les participants ont reçu  chacun des mains des organisateurs  de la 3ème édition, une attestation.

La photo de famille

Faso Futur Geek, est une initiative de  KeoLID innovation Hub qui est un centre de formation qualifiante et d’incubation couvrant l’ensemble de l’industrie digital. Crée en 2016, le centre entend contribuer activement à l’émergence d’une véritable économie numérique au Burkina Faso par la formation, l’innovation et la créativité. Et déjà,  il lance en 2017  un vaste programme intitulé « Faso Futur Geek » pour inculquer aux enfants des connaissances pratiques dans la programmation par bloc et en robotique afin de permettre déjà de s’approprier les nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Et pour cette année 2019, c’est plus de  30 adolescents qui se sont familiarisés dans  la fabrication et l’animation des robots ainsi que d de 30 adolescents se sont imprégnés de la programmation par bloc et la robotique. Pour la fabrication et l’animation des robots, les apprenants se sont familiarisés avec les programmes tels que Scratch, Studio, Java, Python.« Durant cette formation, j’ai appris certaines fonctions de l’ordinateur que je ne connaissais pas avant, j’ai appris aussi à fabriquer des robots et aussi à utiliser une application qui s’appelle scrows, à programmer des robots certaines chose de l’informatique et aussi certains utilités dans certaines applications de l’ordinateur » a témoigné une participante, Daniel Ouédraogo qui rêve de devenir une informaticienne.

Daniel Ouédraogo

Aussi, la joie est partagée du côté des formateurs, des organisateurs ainsi que les  parents, présents à la cérémonie  de clôture.Cette initiative de l’association qualifiée « bonne » d’un parent d’un des participants  parce qu’en réalité  elle permet à « nos enfants d’avoir les mêmes cours, les mêmes contenues comme les autres enfants dans les pays dit développés, car aujourd’hui la technologie est devenue incontournable ». Déjà, s’est justifié  Stéphane Sanou  « aujourd’hui au niveau de la recherche les enfants posent énormément de questions, nous les parents nous n’avons pas les sciences infuses et quand ils nous posent des questions que nous n’arrivons à répondre, on voit que les enfants se d débrouillent eux-mêmes  pour trouver des réponses en allant sur l’ordinateur en utilisant correctement  l’ordinateur.

les enfants présenté des robots qu’ils ont fabriqué au cours de la cérémonie

Donc ils n’utilisent plus l’internet pour regarder des films, mais ils en profitent  pour se cultiver, de répondre à certaines questions et même au niveau des cours quand il y a des incompréhensions ils vont directement sur ça pour plus de compréhension. Et cela contribue également à rehausser leur niveau académique ».

Et pour lui ce que KeoLID fait est beaucoup et il faut l’encourager à aller de l’avant. Et la doléance de M.Sanou serait  plutôt au niveau des autorités du monde éducatif pour dire « même si on ne peut pas l’enseigner dans toutes les écoles du Burkina que l’on puisse permettre à certaines couches qui ne peuvent pas avoir accès de revenues qui permettent de mettre leurs enfants en cours de venir passer quelques jours, de venir voir comment cela se passe parce qu’en réalité ce qui est en train de se faire c’est le monde de demain ».

Et ce n’est pas les organisateurs qui en diront le contraire. Car au regard des résultats des enfants au sortie de cette troisième édition, « nous sommes très satisfaits  et encouragés à aller de l’avant » a dit le président du centre, Lassane Ouédraogo. Et durant ces quelques  semaines de formation, « on voit aujourd’hui les enfants utilisent des termes tels  que photo réflecteur,  capteur, détecteur des mouvements c’est quand même impressionnant  et nous nous réjouissons pour cela» s’est réjoui le président.

Omar Idogo

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