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Il faut déménager illico presto l’Etat-major général des Armées

A quelque chose malheur est bon. Sauf que le prix payé pour s’en rendre compte est quand même assez lourd. Il s’agit de la localisation du centre névralgique de notre Armée, l’État-major général des Armées (EMGA). Il est situé en pleine zone commerciale, encerclé par des commerces, des débits de boisson et n’importe qui peut le côtoyer.

Attaque terroristes: l’Etat-major général des armées a été une des cibles des terroristes

L’EMGA occupe cette place parce que, jadis, les unités militaires étaient concentrées au centre de la ville. Ouagadougou n’avait pas sa taille d’aujourd’hui. Le camp Guillaume était tout proche de même que le Génie militaire et la Brigade nationale des Sapeurs-pompiers militaires.

Plus tard, on a créé des casernes hors de la ville, même si ces dernières sont à présent encerclées par des habitations. Il s’agit du Camp Général Sangoulé Lamizana qui abrite une bonne brochette d’unités militaires et du Camp Général Baba Sy. Le Camp Lamizana est vaste, très vaste et peut encore accueillir des unités de l’Armée. D’ailleurs, l’Etat-major de l’Armée de Terre s’y trouve. Peut-être que c’est l’EMGA qu’il eut fallu y déménager.

A Kosyam, on a construit le ministère de la Défense nationale. La charrue placée devant les bœufs. Car c’est l’Etat-major général des Armées qui devrait été prioritaire dans cette zone de haute sécurité. C’est le centre du commandement de nos forces armées. C’est un lieu hautement stratégique, donc symbolique.

Si l’EMGA était en ce lieu, aucune attaque n’aurait été possible. On verrait venir les assaillants et ils auraient été refroidis avant d’atteindre la cible. Mais le ministre de la Défense de l’époque, Blaise Compaoré, a préféré rapprocher le ministère de la présidence du Faso.

Dans tous les cas, il y a assez de place dans la zone de Kosyam. Il faut entreprendre, wassa-wassa, de construire le siège de l’EMGA. On ne piétine pas deux fois les bijoux d’un aveugle, dit la sagesse populaire.

L’autorité doit comprendre que la vigilance doit être de chaque instant. Après l’Etat-major général des Armées, il semble que c’est la présidence qui était la cible d’une autre attaque. En effet, voici ce que RFI rapporte:

«Au Burkina Faso, dans la nuit de samedi à ce dimanche 4 mars, vers 2h du matin, à Ouagadougou, un groupe a tenté de forcer un barrage vers Ouaga 2000. Deux des assaillants se sont enfuis et un troisième a été capturé avant d’être finalement abattu, suite à une tentative d’évasion. Cet évènement intervient moins de 48 heures après l’attentat de l’état-major et de l’ambassade de France.

Il est 2h quand les trois individus arrivent au carrefour de la télévision BF1, situé dans le quartier huppé de Ouaga 2000. Ils tentent un passage en force au barrage du Groupement de sécurité et de protection républicain, la garde présidentielle, poste avancé situé à environ 500 mètres de l’entrée du palais présidentiel.

Les gardes en faction arrêtent l’un des trois assaillants quand les deux autres réussissent à prendre la fuite. Ils décident alors de le maintenir et attendre l’arrivée des éléments de la police judiciaire.

Quelques heures plus tard, vers 4h au petit matin, l’individu interpellé tente de fuir, en essayant de s’emparer de l’arme de l’un des gardes. Dans cette tentative d’évasion, ce dernier est abattu à quelques pas du poste. La police judiciaire procède aux constats d’usage et à l’enlèvement du corps.

Cette tentative de passage en force à un poste avancé de la garde présidentielle intervient quelques 48 heures après la double attaque contre l’ambassade de France et l’état-major général des armées. On ne sait pas encore si les événements de la nuit dernière sont en lien avec la double attaque du vendredi dernier. En tout cas, les forces de défense et de sécurité sont sur les dents.

Le fait que la majorité des assaillants du vendredi dernier soit majoritairement des burkinabè, les mesures de sécurité sont renforcées et les patrouilles sont de plus en plus visibles.»

Oui, vous avez bien lu: «Le fait que la majorité des assaillants soit des Burkinabè». Donc, il ne s’agit plus de simples djihadistes qui veulent perturber la quiétude des Burkinabè, il y a une tentative de déstabilisation du pouvoir. Aller à la présidence, c’est vouloir attenter à la vie du président. Pour quoi faire, si ce n’est pas pour prendre le pouvoir? Il y a donc une autre donne à ajouter à la menace terroriste. Il y a clairement une tentative de déstabilisation. Quel(s) est(sont) le(les) commanditaire(s) ou à qui cela profite-t-il? Mystère et boule de gonré.

Lougouvinzourim

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