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Il faut éviter de décorer des médiocres de l’Ordre du mérite au nom de la nation

La reconnaissance du mérite dans l’administration est un acte d’encouragement car la décoration d’un fonctionnaire ou agent de l’Etat démontre son comportement exemplaire. La distinction reflète, en principe, la ferveur et le sérieux d’un fonctionnaire au travail.

Tous les «commis de l’Etat» doivent avoir rendu des services éminents au pays pour se voir remettre la décoration, comme celle de l’Ordre de l’Etalon ou encore l’Ordre du mérite. Le cas contraire est un auto-satisfecit de l’autorité et une fierté sans le mérite du récipiendaire.

Ici l’Ordre de l’Etalon en remplacement de l’Ordre national

Le 05 août, le 1er novembre, le 11-Décembre,… de chaque année, sont des opportunistés que le chef de l’Etat saisies pour féliciter et récompenser les fonctionnaires méritants. Le président du Faso sait en effet qu’il connaitra un succès grâce aux efforts de chacun dans l’exercice de sa tâche. Il faut même rappeler que l’administration, c’est le bras opérationnel du président de la République. Si celle-ci n’est pas disposée à l’accompagner pour la déclinaison en actions de son projet de société, malgré sa bonne volonté, rien, absolument rien ne changera. Dans ce sens, la gratification et la décoration des agents modèles peuvent inciter les paresseux à reconsidérer leur position. Mais tout doit se faire selon l’avancement au mérite, une panacée contre la paresse.

Aussi faut-il dénoncer les décorations complaisantes, véritables virus, capables de tuer la motivation des agents méritants, qui, pour une raison ou pour une autre, sont parfois ignorés ou négligés au détriment de certains amis et proches camarades.

Le principe voudrait que tous les Burkinabè qui font des efforts ou qui réussissent des performances dans l’administration soient récompensés au-delà de leurs convictions politiques. C’est la meilleure façon de bâtir une nation juste, équitable et prospère.

L’une des tares de l’administration burkinabè, c’est la complaisance et le laxisme. Il va sans dire qu’il faudra punir sans état d’âme les salariés improductifs plutôt que de les récompenser par des médailles. Détrompons-nous car nous ne leur rendons pas service et nous assassinons l’intégrité dont nous nous réclamons tant. La peur du gendarme étant considérée comme le commencement de la sagesse, il ne faut pas hésiter un seul instant à inquiéter les paresseux qui veulent s’ériger en exemples. Notre pays n’en a pas besoin car ces pratiques ont alimenté, entre autres, la sève de l’insurrection populaire d’octobre 2014. Alors, sachant regarder dans le rétroviseur pour éviter de commettre les mêmes erreurs.

Les Echos du Faso

Un commentaire

  1. Curieux que ce soit maintenant que vous vous en rendez compte! C’est le changement dans la continuité.

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