Accueil » Gouvernance - Développement » Faut-il une autre insurrection pour régler le cas du pont sur le Nazinon?

Faut-il une autre insurrection pour régler le cas du pont sur le Nazinon?

Voici la réalité du pont du Nazinon.

Nous ne cesserons de dénoncer le jet d’éponge des autorités de ce pays face au sort qui est celui du pont du Nazinon, la rivière située à une quarantaine de kilomètres de Pô, sur la route nationale N°5, sur la route du Ghana.

Ce pont a été construit au début des années 70, lorsque le gouvernement de la 2ème république a décidé de désenclaver le pays, en bitumant l’axe Ouagadougou-frontière du Ghana. Sauf erreur, ce fut le premier axe routier international à être asphalté, comme on disait jadis. C’est dire si les autorités de l’époque avaient une vision pour le développement du pays. Le train amenait les marchandises du port d’Abidjan par le rail et les importations arrivant par les côtes ghanéennes étaient acheminées par la route via Pô.

Ce branle-bas avait fait penser au démarrage des travaux

Par la suite, l’axe a reçu deux fois un revêtement. Le dernier en date, attribué aux groupements d’entreprises Oumarou Kanazoé pour le tronçon Ouaga-Kombissiri et SOGEA SATOM-DTP TERRASSEMENT pour la partie Kombissiri-Pô-frontière du Ghana, qui a démarré en 2010, prévoyait la réhabilitation et le renforcement d’un pont sur le Nazinon. Les travaux sont achevés depuis près de 4 ans maintenant mais de nouveau sur le Nazinon, point.

On avait cru, un moment, au démarrage des travaux, avec l’arrivage sur les lieux d’engins lourds. Mais en fait, ce branle-bas visait à renforcer le pont pour faire passer les groupes de la Sonabel.

Ce pont métallique n’est pas ouvert à la circulation malgré l’état défectueux de l’autre pont

Ceux qui empruntent la voie peuvent le constater, le pont est devenu un danger public. Roch Marc Christian Kaboré, candidat à la présidence du Faso, puis chef de l’Etat, a enjambé à plusieurs reprises cette passerelle. Aucune balise sur l’ouvrage. Beaucoup de passagers détournent le regard pour ne pas voir le vide dans lequel ils pourraient basculer.

Le comble de cette incompréhension est qu’un pont métallique a été jeté sur l’autre voie du pont mais il est hermétiquement fermé à la circulation. En fait, cela fait plus d’une décennie maintenant que la voie Ouagadougou-Pô est défectueuse et fermée à la circulation. C’est l’autre sens, Pô-Ouagadougou, qui supporte depuis tout le trafic.

Le groupement SOGEA SATOM-DTP TARRASSEMENT est-il aussi puissant que l’Etat burkinabè qui a endetté les Burkinabè pour réaliser cet ouvrage?

Lougouvinzourim

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *