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Il faut partir à point mais il faut aussi avoir une chicotte…

En effet, le pouvoir du MPP et alliés est venu après l’insurrection et le coup d’Etat le plus bête du monde selon les mots du professeur-président de la Guinée Conakry, Alpha Condé. Le long temps de règne de Blaise Compaoré n’était pas un cadeau, mais l’insurrection est un capital car les Burkinabè ont les yeux ouverts, trop ouverts même, pensent certains car les uns et les autres ont des droits et rares sont ceux qui estiment avoir des devoirs aussi.

Roch Kaboré devant les journalistes pour un bilan à demi-mandat (ph préFaso)

En prenant le pouvoir, Roch et ses amis savaient très bien que ce n’était pas une sinécure, loin de là. Et donc, il fallait faire avec le Burkinabè nouveau qui clame à tout va que «si on a pu chasser Blaise malgré ses sbires du RSP, on a droit à tout».

Voilà d’où est parti l’incivisme notoire qui se décline sur tous les segments et sous-segments du Faso. Et voilà que pour gérer tout cela, le Faso a un président ‘’trop gentil’’ pour certains, ’’mou’’ pour d’autres. Il ne veut faire de mal à personne, il est un bon chrétien qui respecte ses heures de culte et la parole biblique.

Les services de renseignements et les conseillers devraient faire des sortes de lectures macro et microsociologiques sur le Burkinabè de l’après-insurrection. Il faut des carottes certes mais il faut aussi le bâton.

Dans beaucoup de cercles, les uns et les autres, tout en condamnant la gestion machiavélique de Blaise Compaoré, estiment qu’il faut de temps en temps taper sur des têtes pour mettre de l’ordre dans la maison. Ils disent ne pas souhaiter que Roch soit méchant et sanguinaire comme Blaise, mais tout de même il faut donner des exemples qui peuvent démontrer que le pouvoir a aussi des biceps et des triceps. C’est la meilleure façon de mettre fin à la chienlit.

Certains même pensent qu’il faut que Roch devienne comme Poutine, une main de fer dans un gant de velours. Voilà un président que tout le monde souhaite voir dur, qui le sait, mais il continue d’être ‘’cool’’, tout bon. Il dit que celui qui veut savoir s’il y a une autorité n’a qu’à s’y frotter. On espère bien voir des exemples de sévices de sa brusque fermeté bientôt, puisque le Burkinabè d’après octobre 2014 a l’oreille dure.

L’Impertinent

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