Accueil » Lu, vu, entendu » Il faut raser toutes ces conneries appelées ralentisseurs

Il faut raser toutes ces conneries appelées ralentisseurs

Le ministère des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière doit ajouter un autre point à son programme d’activités. Il s’agit du problème des ralentisseurs appelés couramment ‘’gendarmes couchés’’.

L’un de ces  »gendarmes couchés » artisanaux

En effet, sur les routes du Faso, il est devenu pratiquement impossible de rouler tranquillos. Personne ne nie l’utilité des ralentisseurs sur nos routes. Des chauffards ont démontré la nécessité de freiner leurs élans pour éviter des drames. Mais la construction anarchique de ces dispositifs pose problème. Leurs tailles, leurs hauteurs, leur fréquence et les matériaux utilisés sont inappropriés. En fait de ralentisseurs, on a construits des pics et des barrières. Simplement pour faire mal. Et c’est méchant!

Figurez-vous que certains sont construits avec des cailloux et du bois comme fondations. On a l’impression de voir de la terre mais lorsque l’auto racle le sommet du ralentisseur, on voit en dessous des cailloux et du bois. Nous parlons de méchanceté car, à certains endroits, en plus de barrer la route, on empêche les usagers de contourner les ‘’gendarmes couchés’’ et rouler sur le bas-côté de la chaussée, en disposant des cailloux ou des troncs d’arbres.

Que faire?

Il faut que le ministère chargé de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière rase entièrement tous ces prétendus ralentisseurs qui ne répondent pas aux normes. Et bâtir à leur place et selon les règles de vrais ralentisseurs. La nature a horreur du vide, dit-on. C’est parce que les automobilistes ne respectent pas le code de la route que les populations construisent des ‘’gendarmes debout’’.

Ensuite, instruire les maires de sensibiliser les populations à ne plus se livrer à ces actes d’incivisme car c’en est. Sous le prétexte de contraindre les usagers à respecter la vitesse limite en agglomération ou pour les obliger malicieusement à jeter un coup d’œil sur les légumes et les fruits sauvages qu’ils proposent aux passants, des citoyens empêchent leurs concitoyens de rouler tranquillement et en toute sécurité. Et ce n’est pas normal tout comme il n’est pas normal de traverser une ville ou un village à vive allure.

Hidogo

Un commentaire

  1. Kyelem Théodore

    Bonjour. Merci pour avoir soulevé le problème, comme d’autres l’ont déjà fait. On dit qu’il n’ya pas d’emploi au Burkina et on laisse les gendarmes couchés jouer le rôle de policier. Les mairies des localités traversées peuvent recruter et équiper en raddar (ce n’est pas du tout cher, cet outil) des jeunes policiers municipaux (ou VADS si vous préférez) qui contrôleront les entrées et sorties des villages pour faire amender les éventuels chauffeurs qui ne respecteront pas la limitation de vitesse.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *