La Fédération des Associations des sages-femmes d’Afrique francophone en concertation: pour qu’ "aucune femme ne meure en donnant la vie" - Les échos du Faso
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La Fédération des Associations des sages-femmes d’Afrique francophone en concertation: pour qu’ « aucune femme ne meure en donnant la vie »

Placé sous le thème «Rôle de la sage-femme dans la mobilisation sociale en faveur de la santé de la reproduction», ce 2ème congrès de la Fédération des Associations des sages-femmes d’Afrique francophone a ouvert ses portes le 26 juillet 2018 à Ouagadougou, sous la présidence de la première dame du Faso. Ce 28 juillet 2018, les lampions de ce congrès se sont éteints par une cérémonie officielle de clôture. Cette cérémonie a donné l’occasion de présenter la présidente entrante de la Fédération ainsi que le rapport du congrès. Elle a également permis de décorer des sages-femmes et certaines institutions.

Le présidium lors du congrès

Les sages-femmes de divers pays regroupées au sein de la Fédération des Associations des sages-femmes d’Afrique francophone, ont au cours de ce congrès mené des réflexions sur «le rôle de la sage-femme dans la mobilisation sociale en faveur de la santé de la reproduction». La marraine de la cérémonie d’ouverture du congrès, Mme Sika Kaboré, épouse du chef de l’Etat burkinabè, a souligné que cette rencontre est d’une importance capitale du fait de la pertinence des sujets, notamment sur la santé de la mère et de l’enfant, qui ont été traités par les congressistes. Pour elle, «aucune femme ne doit mourir en donnant la vie». C’est tout le bien-fondé de ce congrès. Après deux jours de travaux, les congressistes ont livré les conclusions de leurs travaux le 28 juillet 2018.

Les participants au congrès

«Sur 1000 participants attendus, nous sommes à 1400. Cette rencontre est donc une réussite»; c’est l’expression de satisfaction de Mme Nonguierma Mariam, présidente du comité d’organisation et présidente de l’Association des sages-femmes du Burkina.

Résumant la cérémonie de clôture, elle a notamment évoqué le rapport d’activité bâti autour de la problématique de la sage-femme dans la communauté, les cancer des femmes, le déploiement des sages-femmes dans les localités reculées. L’objectif étant de contribuer à la réduction de la mortalité maternelle, selon Mme Nonguierma. Elle a aussi mentionné la décoration des sages-femmes non pas parce qu’elles sont les meilleures, mais parce qu’il fallait reconnaître et récompenser les efforts fournis. C’est pourquoi il y a eu 11 récipiendaires dont 9 sages-femmes plus 2 structures à savoir l’Association burkinabè des sages-femmes et l’ONG des jeunes filles de Saint-Camille, qui ont été élevées au rang de Chevalier de l’ordre du mérite avec agrafe santé.

Les récipiendaires

Tout en réitérant leurs engagements à jouer pleinement leur rôle dans la réduction de la mortalité maternelle et néonatale, les congressistes ont émis des recommandations. Ces recommandations, formulées pour la plupart à l’endroit du gouvernement, sont entre autres le renforcement des compétences des sages-femmes en matière de mobilisation sociale à travers l’insertion dans les curricula de formation des modules y afférant, le positionnement adéquat des associations nationales des sages-femmes dans la définition des politiques, l’élaboration des stratégies de mise en œuvre et le suivi-évaluation des actions en matière de santé de la mère et de l’enfant, la promotion des méthodes contraceptives de longue durée d’action à travers la formation des sages-femmes, même dans les localité les plus reculées et la mise à disponibilité de ces produits contraceptifs, etc.

Pour le prochain mandat, Mme Dalméda, fraichement élue au cours de ces travaux, sera le porte flambeau afin que toutes ces aspirations soient comblées. Aussi elle dit mesurer les défis et estime être apte à poursuivre le combat entamé par sa devancière. «Mes perspectives, c’est de travailler aux curricula de base à travers la formation et à un meilleur déploiement du personnel formé afin que les résultats en matière de réduction de la mortalité maternelle et néonatale puissent être atteints». Rendez-vous a donc été donné au Niger où la prochaine édition aura lieu, à une date qui sera déterminée dans les jours à venir.

Hamadou Ouédraogo

 

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