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FESPACO 2015: le top de départ donné pour les fora

Le présidium du 1er forum 2015 avec Bénédicte Sawadogo de la RTB Radio (milieu)
Le présidium du 1er forum 2015 avec Bénédicte Sawadogo de la RTB Radio (milieu)

Il s’est ouvert le lundi 2 mars 2015 la série de fora entrant dans le cadre de la 24ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). Ce premier forum du FESPACO 2015 a consisté en des échanges sur la vie et les œuvres des cinéastes en compétition officielle au festival. Cette rencontre a été précédée d’une cérémonie officielle d’ouverture présidée par le Conseiller technique du Directeur général du FESPACO.

Le représentant du DG du FESPACO, Joanny Traoré (2ème à partir de la gauche) a présidé la cérémonie.
Le représentant du DG du FESPACO, Joanny Traoré (2ème à partir de la gauche) a présidé la cérémonie.

La cérémonie officielle d’ouverture des fora a été sanctionnée par une seule allocution. Il s’agit de celle du Conseiller technique, Joanny Traoré, représentant le DG du FESPACO. «Dans le temps, au FESPACO, après la projection de film, on donnait la parole aux réalisateurs pour s’entretenir séance tenante avec le public mais de plus en plus, on ne pouvait pas épuiser les sujets après les projections parce qu’il y a d’autres films qui commençaient», a-t-il laissé entendre aux participants au forum. Alors, ce débat-forum a été institué pour permettre aux festivaliers de mieux discuter avec le réalisateur et même si les lieux ont souvent changé, le contexte reste le même selon Joanny Traoré. «Donc, c’est un exercice qu’on mène à chaque édition et les résultats, je pense, sont assez édifiants», a-t-il ajouté.

Le Guinéen, Cheick Fantamady Camara avec son film «Morbayassa»
Le Guinéen, Cheick Fantamady Camara avec son film «Morbayassa»

Les échanges ont eu pour animateurs le Guinéen Cheick Fantamady Camara, auteur de «Il va pleuvoir ce soir à Conakry» avec son film en compétition intitulé Morbayassa: le serment de Koumba, le Burkinabè Sékou Traoré avec son film «l’œil du Cyclone», l’Algérien Djamel Azizi avec son film «J’ai 50 ans». Le 4ème invité, arrivé au Burkina tard dans la nuit du dimanche au lundi 2 mars 2015 n’a pas pu prendre part à la rencontre. Il s’agit du Marocain Hicham Ayoutch dont le film en compétition est intitulé «Fièvres». Les discussions ont eu pour modératrice la journaliste Bénédicte Sawadogo de la RTB Radio.
Des échanges, il est ressorti que le film «l’œil du cyclone» est un long métrage d’1 h 42 mn qui plonge les cinéphiles dans les grandes séquelles de la guerre. C’est une adaptation de la pièce de théâtre de Louis Markès, «l’œil du cyclone». Son réalisateur a travaillé avec des réalisateurs connus à ce festival, notamment, Mahamat Aroun Saleh, Abderrahmane Sissako. Il a été deux fois lauréats en prix documentaires dont celui de 1997 avec son œuvre intitulée «Ismaël, un exemple de courage». Pour un travail non encore achevé, il a pu mobiliser plus de 400 millions de francs CFA.

L’Algérien, Djamel Azizi avec son film «J’ai 50 ans»
L’Algérien, Djamel Azizi avec son film «J’ai 50 ans»

Pour ce qui est de «J’ai 50 ans», c’est un film de 1h 38mn. Pour la petite histoire, quand une famille de trois générations se retrouve dans un même environnement social, par moment ça peut craquer. Après cela, quand quelqu’un d’extérieur à la famille vient à bafouer la dignité et l’honneur où les coudes se serrent à jamais pour défendre l’honneur de la famille, tous les liens se divisent à jamais. Quant à ce réalisateur, sa filmographie est riche de 8 films dont la colombe, le blouson vert. Les débats se sont focalisés sur les relations entre les réalisateurs et les comédiens dans le choix des rôles à jouer dans les films. La polyvalence et la spécialisation des comédiens ont surtout constitué le point d’achoppement de cette session. Sur cette dernière question, les avis sont partagés, rendant les débats houleux par moments.

Le Burkinabè Sékou Traoré avec son film «L’œil du Cyclone»
Le Burkinabè Sékou Traoré avec son film «L’œil du Cyclone»

Si, pour certains réalisateurs, un acteur qui ne peut jouer qu’un seul rôle n’a pas longue carrière, pour d’autres, les responsabilités sont partagées à 70% par les réalisateurs et à 30% par les comédiens.
Le troisième invité, Cheick Fantamady Camara, qui a pris les débats en cours, est de retour au Burkina pour ce 24ème FESPACO avec son titre «Morbayassa», une femme qui lutte contre son destin. Elle s’inscrit dans une dynamique de violence avec un enfant abandonné, témoin du passé douloureux de cette jeune femme avec une note d’espoir à la fin.
Omar Compaoré

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