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FESPACO 2019 :L’ISIS présente ses trois œuvres en compétition dans la catégorie « films des écoles africaine de cinéma

C’est ce 14 février 2019 que l’institut supérieur de l’image et du son/ studio-école (ISIS) a fait la présentation de ses trois films en compétition dans la catégorie « films des écoles africaine de cinéma ». Cette projection de presse vise à faire découvrir les trois films en compétition de l’ISIS. Aussi dans la salle de projection de l’institut située à Ouagadougou, la presse a pu découvrir les chefs d’œuvres de trois jeunes réalisateurs de l’institut. « Au cœur d’un brouillard » de Mohamed Boureima Adamou, « Aube d’un crépuscule » d’Ahmed Assane Zeda, « Maison de retraite » de Nebyinga Césaire Kafando furent tour à tour projeter.

Mohamed Boureima

L’institut d’emblée c’est dit comblé du fait de voir trois de ses œuvres sélectionnés pour la cinquantième édition du FESPACO. Les dirigeant ne cachent pas leur joie : « cette édition cinquantenaire du FESPACO sourit grandement à l’ISIS-SE qui voit 3 de ses films académiques sélectionnés en compétition officielle dans la catégorie  (Films des écoles africaines de cinéma) » se sont-t-ils réjouies. Ainsi au cours de ses différentes projections, les films ont permis aux cinéphiles de voyager à travers l’univers des réalisateurs monde. Dans le film Au cœur du brouillard, Marie une jeune femme d’une trentaine d’année voit son petit ami Christian se préparer pour immigré clandestinement en Europe. Par peur de le perdre, elle engage deux jeunes voyous qui dépossèdent Christian de son argent. Après une investigation, Christian retrouve les deux voyous qui sont arrêtés par la police. « Ce film traite de la question de l’immigration » a indiqué Mohamed Boureima le réalisateur. Aussi s’est-t-il exclamé: «  Vous savez à chaque fois que j’ai un sujet je m’inspire des réalités de mon continent à savoir l’immigration la délinquance et la corruption les grèves à répétition l’oisiveté des jeunes ». C’est donc fort de cette inspiration que le réalisateur dit avoir produit son film.

Quant au second film projeté, « Aube d’un crépuscule » traites de la transmission de génération en génération. C’est un film d’Ahmed Assane Zeda. En effet, A la recherche d’un héritier, Naaba, un chef de village africain épouse successivement quatre femmes. Chacune d’elles incarne pour lui respectivement les valeurs de la famille, de l’art, de la beauté physique et de la richesse. Pour avoir un héritier, il faudra que Naaba meure. Il accepte ce choix difficile d’abandonner sa vie. A l’arrivée de la mort, le géomancien du village lui annonce qu’il devra se faire enterrer avec l’une de ses épouses. La quelle choisira-t-il ? C’est là tout le suspens de ce film d’Ahmed Assane Zeda.

Ahmed Assane Zeda

Après la projection de ce film, s’en ai suivi la projection du film de Nebyinga Césaire Kafando « Maison de retraite » ce film plus qu’une interpellation est une mise en garde de la nouvelle société africaine vis-à-vis du traitement affligé aux personnes du troisième âgé. C’est ce qu’a laissé entendre le réalisateur. Nebyinga Césaire Kafando pointe du doigt le fait qu’on a de moins en moins de temps pour s’occuper de nos parents du troisième âge « si l’on n’y prend garde les maisons de retraite vont s’imposer d’elle-même en Afrique, ce qui pourtant va à en contradiction avec nos valeurs africaines » a-t-il indiqué. Ainsi dans de ce film, M. Oueremi est l’ainé de sa famille. Son père devient de plus en plus dépendant suite à un malaise.

Nebyiga Césaire Kafando

Après concertation avec sa sœur, il est chargé de proposer une maison de retraite à leur père puisque ni sa sœur, ni lui ne peuvent prendre soin du père à cause de leurs occupations professionnelles.

Ainsi présenté, c’est donc à travers ces films que les trois réalisateurs vont aller défendre leur nom et le nom de leur école à cette cinquantenaire du FESPACO dans la catégorie « film des écoles africaine du cinéma. Du reste ceux-ci tout en montrant leur émoi quant à la sélection de leur film à ce FESPACO, ont quand même avoué avoir traversé le désert pour que ces films voient le jour. Ils disent avoir fait face à plusieurs difficultés dont celui budgétaire vu que ce sont des films écoles, mais aussi de temps. Des difficultés de temps car ces films devaient se réalisé en trois jours et c’est ce qui a été fait malgré les contraintes climatique de la saison hivernale explique Mohamed Boureima  Adamou.

Hamadou Ouédraogo

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