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Fêtes de fin d’année: ne nous comportons pas comme si c’était notre dernier jour sur terre!

Fêter, c’est bien. La fête nous rapproche de la famille, des amis, permet d’évacuer un certain stress tout en nous procurant la joie de vivre. Malheureusement, elle est souvent une occasion d’excès en tous genres: alcool, sexe, gastronomie, vitesse en circulation… Pourtant, sans retenue et sans sobriété, la fête peut se transformer en un cauchemar.

Avec l’abondance de victuailles et de boissons offertes durant les Fêtes de fin d’année, il peut être difficile de résister aux mille et une tentations. Sans se priver des petits plaisirs entourant ces festivités, il est nécessaire d’éviter les excès.

Que gagne-t-on à perdre notre contrôle sous l’effet de l’alcool?

Excès d’alcool. Les disciples de Bacchus, le dieu du vin et de la vigne, n’arrivent souvent pas à se retenir devant la multitude de boissons alcoolisées qui coulent à flots lors des réceptions chez les amis et parents. Il y en a qui opte de tout mélanger: vin, bières, sucreries, liqueurs… comme s’ils voulaient faire de l’alchimie! Mais il faut savoir que si l’alcool procure du plaisir, il peut aussi causer des problèmes. Lorsqu’on choisit de consommer, il est important de demeurer vigilant. Même l’estomac vide, il y en a qui boivent l’alcool car, disent-ils, «il faut en profiter!» Oubliant que l’alcool fait davantage effet lorsque l’estomac est vide. Les Mosé ne disent-ils pas que l’eau coule sur la boue?!

Au-delà du fait qu’il est préférable de manger lorsque vous consommez des boissons alcoolisées, il faut de la tempérance dans la consommation, afin d’éviter de commettre des bêtises, de se ridiculiser devant les amis. Humblement, il faut reconnaître que nous ne naissons pas égaux en ce qui a trait à l’alcool. Certains y sont plus sensibles que d’autres. Alors, apprenons à reconnaître nos limites.

Accident de la circulation à Ouagadougou. Prudence, prudence.

Excès de vitesse. Sous l’effet de l’alcool ou pas, il est des gens qui sont des accros de la vitesse. Pourtant, en cette fin d’année, il faut réduire le nombre de victimes de la circulation. Déjà, selon un rapport de l’Observatoire de sécurité de la commune de Ouagadougou (OSCO), la capitale du Burkina a enregistré au cours du premier semestre 2017, 3 327 accidents qui ont fait 3 728 victimes dont 38 morts. Évitons par notre comportement d’être une victime de plus ou d’en être l’auteur. La vie est sacrée et nous devons la protéger du mieux que nous pouvons.

Excès alimentaires. Les fêtes de fin d’année sont bonnes pour le moral mais moins pour l’organisme mis à mal par les excès alimentaires, les nuits blanches et les abus en tous genres. Les fêtes de fin d’année sont connues pour être des moments de ripailles et de bombances. Or il y a des gens qui ont un faible pour la bonne chair et les mets succulents. Qu’ils pensent aux conséquences des indigestions. La gourmandise est un vilain défaut. La maîtrise de soi, la bonne hygiène de vie font partie de la bonne éducation. Rien ne sert de s’empiffrer en quelques heures pour ensuite dépenser de fortes sommes d’argent pour se soigner. Soyons raisonnables!

L’alcool, le sexe et le tabac au nom de la fête nous déshonorent et nous détruisent!

Excès de sexe. Les fêtes de fin d’année, en particulier la fête de la Saint Sylvestre, sont des moments de démonstrations amoureuses, de nouvelles rencontres, d’activités sexuelles intenses. En ces temps de VIH/SIDA, d’hépatites virales et d’IST qui font des ravages, il est bon de savoir où l’on met… la queue. A quoi servirait une fin d’année enivrante et pompeuse, sanctionnée par une maladie mortelle? C’est bien le moment de rappeler que « Jupiter rend fou et amoureux ceux qu’il veut perdre ». A bon entendeur, salut!

Bonne fête du Nouvel An et rendez-vous en 2018!

Les Echos du Faso

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