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Fin de la 3ème session du cadre de concertation et de dialogue ETAT/OSC

Ce 27 décembre 2018 à Ouagadougou, la 3è session du cadre de concertation et de dialogue entre l’Etat et les organisations de la société civile a refermé ses portes. Des échanges francs et directs sur les questions sécuritaires entre le président du Faso et les participants ont été le menu dans l’après-midi.

Jonas Hien, président du cadre de concertation des OSC

Investir le domaine sécuritaire est assez nouveau pour bon nombre d’organisations de la société civile au Burkina. Le président du conseil  national des OSC du Burkina l’avait fait comprendre à la cérémonie d’ouverture de cette troisième session. Aussi, cette session de concertation et de dialogue entre l’Etat et les organisations de la société civile qui s’est tenue sous le thème: «Partenariat Etat/OSC: Quels défis pour une lutte efficace contre l’insécurité et le terrorisme», aura tenu toutes ses promesses. Le président du Faso a insisté sur la collaboration entre les populations et les Forces de défense et de sécurité facilitée justement par les OSC: «Il est important qu’il y ait l’implication des populations, l’implication de l’ensemble des autorités dans la recherche de la paix», a indiqué le chef de l’Etat. Pour le président du Faso, les organisations de la société civile constituent des partenaires privilégiées dans cette lutte contre «un adversaire qui est invisible».

Photo de famille avec le président du Faso

Aussi, les organisations de la société civile ont, pour leur part, félicité le président du Faso pour les actions menées en faveur de la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso avant de réaffirmer leur soutien et leur engagement à travailler aux côtés du gouvernement pour venir à bout du terrorisme. Jonas Hien, au sortir de cette troisième session du cadre de concertation ETAT/OSC, a dit «qu’il y a eu un engagement fort de la société civile à s’impliquer désormais sur des questions sécuritaires. «Notre engagement, c’est de travailler à la crédibilité de la société civile pour être plus efficace dans nos interventions. C’est de travailler avec la population pour qu’elle puisse collaborer avec les Forces de défenses et de sécurité».

Pr Albert Ouédraogo, membre de la société civile

En effet, cet engagement des OSC n’est pas sans risque car les acteurs de la société civile pourraient devenir des cibles d’attaques terroristes, s’est inquiété certains journalistes. A cette question, le Pr Albert Ouédraogo, membre de la société civile, rétorque clairement «On est tous des Burkinabè, on est tous des cibles des attaques terroristes; si vous pensez que vous pouvez protéger votre vie par rapport à l’ensemble, vous avez menti. Il faudrait que nous nous disions que ça nous concerne tous. Il ne faudrait pas qu’on pense qu’il y a d’autres qui sont exposés et pas nous. Tôt ou tard on sera tous exposés, autant prendre les dispositions maintenant pour lutter», a-t-il martelé.

A l’occasion de ces échanges en plus des discussions ayant trait au domaine sécuritaire, plusieurs recommandations ont été faites au président du Faso qui a aussi pris des engagements forts dans ce sens.

Les OSC ont remercié le chef de l’Etat pour sa disponibilité et pour la concrétisation de la plupart des engagements pris lors de la cession précédente. D’ores et déjà, il a été décidé de budgétiser ce cadre de rencontre et la mise en place d’un comité de suivi des recommandations issues de ces sessions ETAT/OSC.

Hamadou Ouédraogo

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