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Financement du PNDES: Paul Kaba Thiéba a des raisons d’être optimiste

Paul Kaba Thiéba a bouclé sa tournée régionale de présentation du Pan national de développement économique et social (PNDES) le samedi 19 novembre 2016, à Ouagadougou, dans la région du Centre. Partout où il est passé, il a montré un certain optimisme et l’on peut se demander comment et où il trouvera les 15 478,2 milliards de F CFA pour la mise en œuvre de cet ambitieux plan. Une question légitime, lorsqu’on sait que le budget national avait du mal, en fin 2015, à collecter 1 400 milliards de F CFA. Peut-être une des raisons pour lesquelles certains bailleurs trouvent l’ambition du Burkina très grande. Mais ils ont été convaincus par les arguments avancés par le Premier ministre qui fait sien cet adage «aides-toi et le ciel t’aidera».

Le Premier Ministre Paul Kaba Thiéba a invité les participants aux assises à avoir «un esprit constructif», un esprit «d'écoute, de dialogue et de compromis»
Le Premier Ministre Paul Kaba Thiéba

Paul Kaba Thiéba a toutes les raisons d’être optimiste. Depuis son arrivée à la tête du gouvernement, il a explosé le budget national. Sur les 15 478,2 milliards de F CFA, les ressources internes – impôts, douane, et Trésor public – doivent mobiliser 65%. Il n’y a pas de soucis à se faire sur ce plan car les capacités internes existent.

Alors que le budget 2016 voté par le Conseil national de la Transition a retenu 1 639 milliards de F CFA, en 02 lois de finances rectificatives, le gouvernement Thiéba a haussé ce montant à plus de 1 900 milliards de F CFA. Le projet de budget 2017 transmis à l’Assemblée nationale indique plus de 2 000 milliards de F CFA.

Dans sa philosophie, Paul Kaba Thiéba privilégie les dons aux prêts. En 2015, le Burkina a reçu 650 milliards de dons et de prêts. Ce montant est en hausse de 100 milliards comparé à 2014. Les promesses de financements indiquent que la récolte sera meilleure les années à venir. On n’est pas loin des 3 000 milliards de budget à mobiliser par an dans le cadre du PNDES. Voici des chiffres qui contribuent à démonter les thèses de ceux qui proclament que le PNDES ne sera pas financé.

Pour aller plus loin, le premier bailleur de fonds du Burkina qu’est la Banque mondiale est sur le point de finaliser son partenariat avec le Burkina sur la période 2017-2020. Le second, qui est l’Union européenne, a augmenté le volume de son aide et réaffirmé son accompagnement du Burkina Faso. Ces 02 institutions comptent plaider auprès des autres bailleurs afin qu’ils aident le Burkina, l’un des rares pays d’Afrique à réussir une élection après une crise sociale, politique et militaire.

Outre ces partenaires, la France, dont le niveau de financement au Burkina avait sensiblement diminué comparativement aux pays comme les USA et le Danemark, est en train de revenir en force. La Belgique, qui avait suspendue sa coopération avec le Burkina, est sur le point de revenir. Depuis son installation, le président Kaboré reçoit de potentiels investisseurs qui ont choisi de s’établir au Faso. Paul Kaba Thiéba a donc des raisons d’être optimiste.

Adoua Kassiro

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