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Financements extérieurs: le Burkina a reçu 649,31 milliards de FCFA en 2016

Au cours de l’année 2016, le Burkina Faso a reçu des partenaires extérieurs la somme de 649,31 milliards de FCFA. Cette somme a servi à combler le déficit budgétaire et mettre en œuvre des projets de développement pour le compte des populations. Cependant, on observe que le volume de l’aide extérieure a baissé de 0,5% par rapport à 2015.

Ledit rapport

Ces informations ont été communiquées le 29 décembre 2017 par le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement à travers la Direction générale de la Coopération (DGCOOP) au cours de la cérémonie de lancement du «Rapport sur la Coopération au développement édition 2016» (RCD 2016).

Dans ce rapport, on apprend que les 649,31 milliards de FCFA ont été reçus par le canal de ce qu’on appelle habituellement «Aide publique au développement (APD)». En 2016, l’APD a connu une légère baisse de 0,5% comparée à 2015 où elle était de 650,74 milliards de FCFA parce que certains partenaires étaient en fin de programme pendant que d’autres ont réorienté leurs investissements vers les financements des projets inscrits dans le Plan national de développement économique et social (PNDES).

L’aide reçue en 2016 se compose en grande partie de dons évaluer à 462,9 milliards de FCFA et représentent 71,3% de l’aide contre 186,35 milliards de FCFA de prêts (soit 28,7% de l’aide totale).

Outre les appuis budgétaires afin de combler le déficit budgétaire, les dons et les prêts ont servi à financer les dons projets, l’aide alimentaire et le secours d’urgence. Analysant l’origine de l’aide, le rapport informe qu’une grande partie proviendrait de l’aide multilatérale (60,9%), l’aide bilatérale (36,5%) et à la contribution des ONG (3,1%).

Parmi les principaux bailleurs, la Banque mondiale arrive en tête des grands pourvoyeurs d’argent en termes de dons et de prêts. Outre la Banque mondiale, les autres, par ordre d’importance, sont l’Union européenne, le Système des Nations Unies, la France, les Etats-Unis, le Danemark, l’Allemagne, la Banque africaine de développement (BAD), la Suisse, le Canada, etc.

Les plus grands pourvoyeurs de prêts après la Banque Mondiale sont le FMI, la France, la BOAD, la BAD, le BID, l’Arabie Saoudite, la BADEA, le Système des Nations Unies, la Chine Taiwan, etc.

Quels sont les secteurs bénéficiaires de l’aide?

Le rapport 2016 sur la Coopération au développement indique que le secteur de la gouvernance économique a bénéficié de 26,1% de l’aide. L’environnement, l’eau et l’assainissement ont bénéficié de 16,1% tandis que la production agro-sylvo-pastorale en a reçu 11,2%, l’éducation et la formation 9,7%, la santé 7,3%. Ces 5 secteurs à eux seuls ont englouti 70,33% de l’aide totale reçue.

En dehors de ces 5 secteurs, d’autres secteurs en ont aussi bénéficié dans une moindre mesure. Il s’agit des infrastructures de transport, de la communication, de l’habitat, du travail et la protection sociale, de la gouvernance administrative et locale, de la transformation industrielle et artisanale, du commerce et des services marchands, de la culture, du sport et des loisirs. Seules les informations provenant des secteurs des droits humains, de la recherche et de l’innovation, de la défense et de la sécurité n’ont pas été capitalisées dans la cadre de ce rapport 2016.

Le rapport met le doigt une fois de plus sur les difficultés d’absorption des fonds par le Burkina. Pour des raisons diverses, le Burkina a du mal à utiliser tout l’argent reçu de ces partenaires extérieurs. Cette situation doit être corrigée au plus rapidement possible.

Le rapport n’a pas manqué de faire des recommandations à l’endroit des partenaires extérieurs. Il s’agit notamment de respecter l’engagement de fournir au moins 0,7% de leur revenu national brut comme aide au développement aux pays en développement et de privilégier les appuis budgétaires.

L’année 2018 sera une année faste en matière de financements extérieurs. Des pays et des institutions internationales de financement qui étaient en train d’élaborer leur nouveau plan de financement annoncent leur retour. C’est le cas de l’Allemagne,  la Suède, la BAD, etc.

Abouga Tagnan

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